LA SOIREE DES ELECTIONS GENERALES EN ESPAGNE

           LA SOIREE DES ELECTIONS GENERALES EN ESPAGNE

                                                                       À Bicyclette…

     COUPLE-SUR-LA-PLAGE       À bicyclette le jour des élections, quelle joie ! Le jour tombait ; le jour était tombant sur une plage de Valencia. Très près de la capitale. Une plage de la banlieue.  L’homme, sur sa monture, longeait le bord de mer. Là où le sable est mouillé et ferme. Les roues ne s’enfoncent pas comme dans le sable sèche, mais laissent, seulement un instant, le temps d’un soupire, leur trace éphémère.

           Le nombre des baigneurs était depuis une heure en reculade. Les pêcheurs à la ligne prenaient le relais. Ici une famille ramassait ses affaires, là un couple enroulait sa serviette de bain… La brise faisait de son mieux et vainquait sur la force fléchie des rayons de soleil qui résistaient à disparaître. Le cycliste éprouvait son effet bienfaisant qui se manifestait sur sa figure d’un sourire presque idiot. Son esprit s’amusait dans la contemplation des scènes des gens et de leur chorégraphie pour se rhabiller. Mais ce n’étaient que des courtes impressions, des images attrapées au hasard du passage.

           La marée montante formait des petits ruisseaux qu’il fallait esquiver et l’homme sur sa bicyclette se servait de sa meilleure adresse pour se faufiler parmi les lignes des pêcheurs.

COUPLE-SUR-LA-PLAGE           Soudain, un couple attira sur lui une attention plus forte que le reste du décor. Un jeune homme embrassait une jeune fille. Tous les deux restaient debout pendant leur longue embrassade. Lui, le jeune, il était grand et maigre ; elle petite et maigre aussi. Il se coiffait d’une longue queue de cheval, elle des cheveux bruns mi- longs. Il était tout à fait nu, elle à peu près habillée. Une courte jupe et un top qui laissait sa ceinture en plein air. Faut dire que sa ceinture et son ventre seraient en pleine air si elle n’était pas fortement serrée, collée au corps du jeune homme. À four et à mesure que le cycliste s’approchait du couple licencieux, il évaluait qu’étant donné leur différence de stature, le pénis de l’homme serait en intime contact avec le ventre de la jeune fille. Il serait en train de recevoir cette tiède caresse…

           Malgré quelques spectateurs, les jeunes gens continuaient à leur aise. Finalement quand homme et vélo arrivèrent à moins de 10 mètres des exécutants, ils s’écartèrent l’un de l’autre. Le cycliste remarqua que si longue était la queue de derrière, longue était la pièce de devant. Mais il remarqua déçu que, malgré les bontés de la fille, l’homme ne bandait guère. Son instrument de bonheur manquant de force éprouvait celle de la gravité. Il demeurait mou cherchant à se cacher dans le creux que ses jambes flaccides offraient.

          Par ce petit, mais long détail, le cycliste voyeur comprit soudain que la formation mauve n’allait point gagner les élections. À voir les résultats.

 

 

Manuel de Français

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