Un Amoureux Inquiet de l’Orthographe

             Un Amoureux Inquiet de l’Orthographe

  SERVICIO-DE-ESCRIBIR-PAR-MANUEL-GEOMETRA    L’hiver, quand il y en a, les amoureux hivernent. Heureusement cet année il y en a. Eux, les amoureux, par conséquent hivernent. Moi, humble solitaire je déduis que pendant cette merveilleuse saison il y aura des tas de filles, des femmes de tout genre non aimées. Alors, poussé par mon  esprit sylvestre et guilleret. je guète, je surveille, j’attends ma chance. Je flâne dans les rues balayées par le vent du nord. Fourré dans mon gros manteau, coiffé de mon feutre gris, je ressemble à monsieur l’hiver qui s’approche, mais que personne ne veut voir. Cette invisibilité est avantageuse; je les admire à plaisir. Elles sont tellement charmantes dans leurs fourrures chaudes. Mais leur cœur; il restera glacé sans un peu d’amour. Et le temps passe, passe, passe le temps…

      J’ai réussi, je suis tombé amoureux. Quelle joie! Qu’elle est belle cette saison! Qu’elle est belle la couleur crue du ciel, des cieux. Le platane énorme et nu de mon jardin semble se réjouir aussi.

     Et elle, que pourrais-je vous dire? Qu’elle a les lèvres violacées, froides qui attendent un peu de chaleur? Que ses yeux, comme le grand bleu, mon Dieu, quels yeux! Elle, elle ne sait rien encore, mais elle saura. Elle va commencer à savoir. Je lui écris. J’ai connu son adresse par un pur hasard; j’ai interrogé un concurrent! Cela ne sent pas le génie? Mais le genre épistolaire me pose un problème. Oui! Vous ne croirez pas vos yeux, mais si, c’est vrai. J’ai un document. Voici le lien:

    https://youtu.be/qhzrKzWqqqk

      Manuel de Français

Botellas Sin Transición. Bares que Lugares.

 Botellas Sin Transición. Bares que Lugares.

 

    BOTTLE        Había quedado con ella. Le había conseguido arrancar una cita. En un bar, algo discreto, con poco público, pues no todos saben apreciar los buenos lugares. En previsión de esa cita me había ido dejando crecer el bigote y la víspera de la cita…, he de confesarlo, me engominé las puntas. Dormí con una redecilla, boca arriba; a buen seguro ronqué, pero es tan triste; no tengo a quién. Ya no tengo a quién. Por eso aquella cita me tenía en un sin vivir.

            La ducha de la mañana tuvo su aquél. No sabía cómo conducirme pues suelo dejar que la lluvia que escupe el rociador me golpeé la cara; así que no me creí despejado en toda la mañana. Comí frugalmente y perdoné la siesta, cosa que no ocurría desde la llegada del euro, para no arruinar mi magnifico bigote. La cita era para las siete, las diecinueve como anuncian en las estaciones de tren. Hora ideal, que permite, caso de que no avance bien la velada, pretextar una cena con la madre, que se ha quedado sola… Si la cosa promete, siempre se puede sacar el recurso de invitar a cenar.

            La cosa cuando promete, ya me habrán entendido, significa, tras una buena maceración, preguntarse por donde colgar la ropa. Muchos años de educación como varón tienen la culpa de esa fijación  de pensar que las copichuelas, la cena y luego más copichuelas son el preámbulo de algo que casi nunca sucede, ¿pero quién sabe? Si al menos supiera lo que piensan ellas… ¿Y si pensaran lo mismo,  pero por una falta de comunicación, no lo percibiéramos?

            Me vestí cuidadosamente, decidí engominarme también el pelo; ya saben lo brillante que queda. Me hice raya al medio. Me enfundé un traje que los modernos: hipsters, runners y demás fauna llamarían vintage… Hago un inciso sobre la palabra en cuestión. En nuestros días, en que cualquier neologismo intentamos pronunciar “a la inglesa”, pues creemos que no hay otra más que la lengua única, por alguna curiosa razón, esta palabra solemos pronunciar, más o menos a la francesa, algo así como [ventash], discúlpenme la transcripción nada científica, muy de andar por casa. ¡Error! Según me contó un sesudo profesor de inglés, en verdad es una voz inglesa y deberíamos pronunciar algo así como [vintish]. Reitero mis disculpas.

            Pero volviendo a mi indumentaria, en verdad era una levita de mi tío-abuelo Leopoldo. Me vi bien en el espejo, ni siquiera había de ponerme postizo alguno; mi barriguita era natural. Pero quise bordarlo; la herencia de Leopoldo me viene por parte de padre. Por parte de mi madre hubo el tío Anselmo. Me puse su monóculo, al fin y al cabo es lo único que nos dejó, repetía mi madre.

            Sé que el concepto del dandismo se ha perdido, mas yo me sentí muy dandi. Intuía que iba a triunfar. Llegué con ligero retraso, de lo cual no piensen que me siento satisfecho. Mi Julieta ya estaba allí. Por la expresión de su cara comprendí que había valido la pena la puesta en escena. Ella iba muy natural; ya saben lo sencillas que son las mujeres con la ropa y con el peinado. Nosotros, sin embargo, tenemos esa servidumbre. ¡Ay, condición de varón!

            Ella, al principio daba idea de querer escapar, pero ya saben cómo las apariencias engañan; seguramente estaría impresionada. Pedí una botella, sólo para que se serenara, sin doble intención. Si les sigo relatando por lo menudo el lance, corro el peligro de no ser creído. Pero por fortuna para mi reputación hay un documento gráfico y sonoro. Les dejo con él.

https://youtu.be/UUYKgvSFaT8

            El Morocho del Abasto.

LA BLONDE

            LA BLONDE

    LA-BLONDE-web Aujourd’hui, comme il m’arrive souvent, je déjeunais tout seul. Dans un bistrot bon marché à prix fixe. Cela ne m’empêche pas, de temps en temps, de gouter un bon vin. Le vin d’aujourd’hui était plutôt un petit vin du terroir. Mais du vin, pas du vinaigre. Parfois la formule, d’un seul plat, inclut un petit dessert. Mon esprit était plongé dans un bol de lentilles « a la Riojana », l’on prétendait. Vraiment, c’était un de ces jours de plat à cuillère bien chaud et d’un bon verre de rouge. Dehors, la pluie avait cessé. Les carreaux des dalles du trottoir, d’habitude grisâtres, étaient devenus presque noirs.

     À l’intérieur deux hommes discutaient. Je les écoutais distrait entre cuillerée et cuillerée. Les lentilles avaient un arrière-gout bizarre que je n’arrivais point à identifier. Les hommes, cachés à ma vue, par cause d’un pilier de la salle, avaient cessé de discuter ; ils se disputaient. Le sujet, éternel chez nous les valenciens : si notre langue régionale est différente du catalan. L’un d’eux, le plus animé, voire colérique, défendait l’indépendance de notre langue valencienne. L’autre, condescendant, manifestait : « d’accord, appelle-la valencien, si tu veux ». Le premier, plus encouragé, n’acceptait pas ce pourboire ; pour lui ce n’était pas question de dénomination, mais de différence. Il s’appuyait sur le fait que si une langue existe, elle a des auteurs et de la littérature. Et que c’était un fait qu’il n’y a  aucun  ouvrage « catalan » antérieur à « Tirant Lo Blanc » de Joanot Martorell, homme de lettres valenciennes. De l’autre côté de la salle, un vieux paroissien mangeait sa soupe insensible à la bagarre.

     Soudain, la serveuse et patronne émergea du pilier. Elle avait assisté fort amusée à la dispute. Seulement elle essayait de maintenir les décibels dans un ordre de grandeur acceptable.

     —Surtout ne m’effrayez pas cet homme— dit-elle.

     L’homme c’était moi. En passant devant ma table, elle me cligna d’un œil. À l’attente du petit dessert, crème catalane brulée, je repris mon Maigret, page 22. Les deux hommes se mirent debout et s’écartèrent l’un de l’autre. S’étaient-ils vraiment fâchés ? Seulement un instant je les ai eus sous mes yeux. Tous les deux savouraient déjà la retraite. Moi, je savourais la crème catalane. Eux, ils s’étaient disputés pour la cause catalane. La crème finie, je repris à nouveau mon roman. Page 24. L’un d’eux, le défenseur du catalan sortit. L’autre, le plus bruyant fit un tour de la salle. Mon thé noir arriva. Ensuite arriva le défenseur du valencien. Il s’habillait d’un manteau vert énorme pour couvrir son imposante carrure. Une barbiche mal soignée cachait la rougeur de son teint. Rougeur de libations. Il se plaça devant moi.

     —Excusez-moi, monsieur, si je vous ai gêné… Tiens, un homme qui lit —s’exclama-t-      il ! —Quelle émerveille !

     Ensuite, il tira d’un sac à provisions, que je n’avais pas aperçu, un livre mince. Il se présenta comme l’auteur du bouquin. C’était un livre de poésie. Puis il ajouta :

     —Ingénieur retraité et poète à l’occasion.

     Ensuite :

     —J’écris des poèmes ; des sonnets et des haïkus.

     —Des haïkus aussi ?— Ce n’est pas une perversion ?

     Il fit un geste comme disant « c’est l’époque… ». Puis, il m’apprit la soi-disant métrique du Haïku. Sa conversation était vivante ; il passait d’un sujet à l’autre tandis que je feuilletais son ouvrage.

     —Mes félicitations— conclus-je en lui rendant sa carte de présentation.

     J’avais envisagé qu’il essayait de vendre ses sonnets. Mais non, il le prit tout naturellement et le rangea à nouveau dans son sac. Mais il ne se tut pas. Il interrompit, juste une seconde son bavardage, prit un air rêveur et continua :

     —Mon père fut collègue d’Antonio Machado au lycée de Soria. Il enseignait les maths el Machado le français. Mais mon père fut chassé de l’enseignement. Il était castillan, ma mère (je ne me souviens plus), et à cause du déménagement forcé je devais naître à Valencia…

     >Or, ma mère, se trouvant à Requena, dut-y accoucher. C’est la preuve de que j’y suis né à cause ou pour la faute du vieux Franco. Étant donné que Requena n’est point une zone où l’on parle le valencien, je ne le parle guère. Mais ça m’énerve d’écouter que le valencien est catalan…

     Très amusé je bus mon thé (Dammann Frères) à petites gorgées. À la fin, l’homme prit congé de moi, tout en s’excusant du vacarme avec son ami. Son ami n’était point fâché ; il était sorti avant, tout simplement pour fumer une cigarette, mais lorsque celui-ci partit, mon bavard ne l’accompagna pas et resta à me chauffer l’oreille.

     Tout amusé que j’étais, à un moment donné j’eus un frisson, quelque chose d’imprécis qui ne dura qu’une minute : je regardais, comme dans la boule à cristal d’une sorcière et je me vis, dans dix ou quinze ans, à faire le tour des cafés et à casser les pieds des attablés avec mes proses.

     D’un pas morne, je me dirigeais vers la sortie ; mon causeur resta dégustant, maintenant, un Rioja ; il devrait avoir soif. Je fermais lentement la porte de la Blonde et je partis de mon cœur à mes affaires. La patronne était brune.

         Manuel de Français

 

 

LA SOIREE DES ELECTIONS GENERALES EN ESPAGNE

           LA SOIREE DES ELECTIONS GENERALES EN ESPAGNE

                                                                       À Bicyclette…

     COUPLE-SUR-LA-PLAGE       À bicyclette le jour des élections, quelle joie ! Le jour tombait ; le jour était tombant sur une plage de Valencia. Très près de la capitale. Une plage de la banlieue.  L’homme, sur sa monture, longeait le bord de mer. Là où le sable est mouillé et ferme. Les roues ne s’enfoncent pas comme dans le sable sèche, mais laissent, seulement un instant, le temps d’un soupire, leur trace éphémère.

           Le nombre des baigneurs était depuis une heure en reculade. Les pêcheurs à la ligne prenaient le relais. Ici une famille ramassait ses affaires, là un couple enroulait sa serviette de bain… La brise faisait de son mieux et vainquait sur la force fléchie des rayons de soleil qui résistaient à disparaître. Le cycliste éprouvait son effet bienfaisant qui se manifestait sur sa figure d’un sourire presque idiot. Son esprit s’amusait dans la contemplation des scènes des gens et de leur chorégraphie pour se rhabiller. Mais ce n’étaient que des courtes impressions, des images attrapées au hasard du passage.

           La marée montante formait des petits ruisseaux qu’il fallait esquiver et l’homme sur sa bicyclette se servait de sa meilleure adresse pour se faufiler parmi les lignes des pêcheurs.

COUPLE-SUR-LA-PLAGE           Soudain, un couple attira sur lui une attention plus forte que le reste du décor. Un jeune homme embrassait une jeune fille. Tous les deux restaient debout pendant leur longue embrassade. Lui, le jeune, il était grand et maigre ; elle petite et maigre aussi. Il se coiffait d’une longue queue de cheval, elle des cheveux bruns mi- longs. Il était tout à fait nu, elle à peu près habillée. Une courte jupe et un top qui laissait sa ceinture en plein air. Faut dire que sa ceinture et son ventre seraient en pleine air si elle n’était pas fortement serrée, collée au corps du jeune homme. À four et à mesure que le cycliste s’approchait du couple licencieux, il évaluait qu’étant donné leur différence de stature, le pénis de l’homme serait en intime contact avec le ventre de la jeune fille. Il serait en train de recevoir cette tiède caresse…

           Malgré quelques spectateurs, les jeunes gens continuaient à leur aise. Finalement quand homme et vélo arrivèrent à moins de 10 mètres des exécutants, ils s’écartèrent l’un de l’autre. Le cycliste remarqua que si longue était la queue de derrière, longue était la pièce de devant. Mais il remarqua déçu que, malgré les bontés de la fille, l’homme ne bandait guère. Son instrument de bonheur manquant de force éprouvait celle de la gravité. Il demeurait mou cherchant à se cacher dans le creux que ses jambes flaccides offraient.

          Par ce petit, mais long détail, le cycliste voyeur comprit soudain que la formation mauve n’allait point gagner les élections. À voir les résultats.

 

 

Manuel de Français

LA SOIREE DES INCONTOURNABLES

 

     LA SOIREE DES INCONTOURNABLES

                                                                       Chronique d’un villageois.

PORTE-JARRETELLES-web     Il y a des façons de rire, de rigoler à gorge déployée, en montrant des gencives belles et rosées. Des rigolades contagieuses. C’est la pandémie du bonheur. Celles sont les adresses du maître souriant Jérôme. Il était là. Peut-être, était-il le premier venu pour la simple raison d’avoir le bonheur de donner la bienveillance aux autres, aux Incontournables. Car il ne s’agissait que de cela: un rendez-vous des Incontournables. Il y avait beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Les huit représentants.

 

 

EVENTAIL-WEB

Isabelle, la créaturequi ne parle pas, mais qui chante joli; en espagnol avec son accent français et en français à la française, avait emmené Vincent, un brave homme qui POT-AU-FEU-WEBsemblait s’amuser. Faut dire que c’est bien difficile de

PASTÈQUE-WEBs’intégrer dans un groupe où l’on est au début le seul étranger, mais il était à la droite du père Jérôme.

 

SOUTIEN-GORGE-WEBPaul, ingénieux, sophistiqué et malin, élégant et flegmatique, jouait son rôle de faux perdant. Pauvre Paul !

 

 

 

 

 

TRIPORTEUR-WEB

POT-A-FLEURS-WEB

 

 

 

 

TAILLE-CRAYON-WEB POELE.-WEB PHONOGRAPHE-WEBQue dire des deux sœurs, toujours spontanées Au-delà d’une certaine ressemblance physique, lorsqu’on commence à les traiter, l’on dirait qu’elles appartiennent à des univers différents, mais plutôt tôt que tard, on remarque qu’elles sont comme en géométrie deux angles dont leur somme fait 90 degrés, c’est-à-dire: complémentaires. Ana et Charo, parfois elles semblent absentes, mais c’est une blague ; elles prennent l’élan pour revenir renouvelées dans la conversation.

Inma, la sempiternelle maîtresse de cérémonie, à l’architectureENCLUME-WEB de sa tête meublée avec proportion et harmonie, était là. Bien qu’elle jouisse des manifestations anarchiques  des camarades, elle essaie toujours de mettre un peu d’ordre. Un petit jeu a été proposé ; elle l’a géré…

Il y avait aussi un certain Manuel surnommé : de Français, qui s’occupait, tout le temps, de casser les pieds des autres quand ils quittaient Molière pour embrasser Cervantès.

Les 8 piliers du temple de la francophonie à Valencia. Quelle émerveille!

Le bistrot était charmant mais bruyant. Il était samedi soir et c’était l’heure du coup de feu. Pour amuser l’attente, les garçons ne s¡approchaient guère, Manuel distribua des cartes. Paul, te souviens-tu de Claudette ? Inma gérait, la française aidait pour les définitions. Le même jeu est proposé pour les camarades absents. Patientez, à la fin vous aurez plus de données.

La formule du menu de nuit se composait : d’une entrée au choix parmi quatre ou cinq, un plat au choix aussi, et un dessert. Les bouteilles de vin, hors du menu,  un Verdejo frais et légèrement onctueux, versé dans des verres, au cristal d’une finesse musicale sublime, furent la compagnie adéquate à ce petit hommage. Parmi les entrés à détacher un poulpe délicat sur un lit de all i oli de pommes de terre. Parmi les plats, les troncs de thon bardés d’algues et garnis de légumes en tempura. Une trouvaille!

Parlant de trouvailles, il y eut aussi deux trouvailles lexicales. Je vous prends sermon de ne les utiliser jamais dans un cours réglé ni dans un examen: dominiques et minique. Les traductions presque littérales de l’Espagnol au français sont souvent savoureuses.

Pour le restant, quoi ajouter? C’est impossible de contenir autant de rigolades, blagues, charmes… dans un petit récit. Les Incontournables restèrent irréductibles jusqu’à la fermeture du bistrot. Après, la plupart des jeunes gens allèrent prendre un verre. La maîtresse de cérémonie et le chroniqueur prirent congé. Il n’y a pas couverture de ce dernier pot. Excellente soirée, paraphrasant Jérôme, remarquable en dépit de quelques absences.

JUEGO-FIN-DE-CURSO-web

 

Manuel de Français.

 

            Aventures et mésaventures d’un villageois.

L’homme marchait guilleret, l’œil toujours polisson. Il était sorti de très bonne heure de chez-soi. Mais comme au principe de la Promenade de l’Albereda, à ce qu’il ressemble, il ‘y avait pas mal d’événements, la foule occupait les rues qui convergent sur la grande voie; des troupes qui jouaient du tambour… Bref, impossible de trouver une place pour parquer la voiture, une vieille bagnole qu’on lui avait offerte pour la sauver du démontage de véhicules. Pris de trac de n’arriver en retard, il gara la voiture dans un parking. “Jolie façon de commencer la soirée”, raisonna-t-il.

Maintenant il marchait. Il gagna la Promenade au numéro 9. Le rendez-vous était au numéro 41. Un peu de sport pour stimuler l’appétit, pas de problème. Tel était le fil de sa pensée. Il se voyait villageois dans la ville,  au même titre qu’il se voyait provincial à Madrid ou à Paris. Pour lui, selon ses souvenirs, il n’y avait plus Promenade de l’Albereda  que la vielle zone d’antan. Il ne songeait guère à l’extension de la Promenade; il ne songeait guère à la Avenue de France; il ne songeait non plus au Palotet.

Son allégresse tombait à four et à mesure que les minutes tombaient sans pitié. Chaque bâtiment était grand comme un palais, d’abord les casernes militaires, après les grands édifices modernes… En plus, il n’y a constructions que sur la marge gauche de la Promenade; de l’autre bord c’est le lit du fleuve sèche qui baignait autrefois la ville. Il marchait depuis un quart d’heure et il n’avait atteint que le numéro 29.

“On y est, mon vieux” s’encouragea-t-il sans conviction. Mais deux grands ronds-points plus vastes, chacun, qu’un stade de sports, étaient la piège que le parcours lui avait encore réservé. Lui qui était sorti frais comme une rose, arriva trempé avec une demie heure de retard. Ses camarades l’accueillirent, néanmoins, gentiment. Lui, embrassa les femmes, serra les mains des hommes et s’assit. Une dame arriva quelques minutes après. Ils étaient attablés tous les huit jeunes gens.

Après la dînette, la dame nommé,  déposa notre homme aux environs du parking. Il fut bien heureux au début, car il craignait de ne pas le trouver. Le souterrain était grand comme un terrain de foot souterrain. L’homme démarra la voiture, non sans vacarme. Il se souvenait que le tuyau d´échappement était légèrement détaché… Quelqu’un a dit légèrement? En passant sur un ralentisseur la voiturette fit un bond. Le pot d’échappement demeurait sur terre au-dessous du véhicule. Impossible de continuer comme ça! Il fallait garer à nouveau la voiture. Sur cette zone, toutes les places étaient pour les abonnés. Finalement, il trouva une, très étroite entre deux piliers.

Il faisait grand nuit, mais il était presque deux heures du matin. Les esprits simples, face à l’adversité, ont,  néanmoins, une ressource élémentaire. “Demain sera un autre jour, et s’il y a une autre chute, ce sera encore à nous de décider”. Et d’un air grognon, il abandonna le parking et s’enfonça dans la nuit. Un taxi, véhicule de prestige pour les villageois, le rendit chez-soi.

Le lendemain, dimanche, une température douce sans excès, idéale pour les loisirs. ce fut question d’assurances, de dépanneuse et choses de cet ordre.

Le bistrot était assez bon marché, mais l’addition finale comme chez El Bulli. Néanmoins, ce fut une excellente soirée. Oui, une excellente soirée.

 

Manuel de Français

ABDUCTION DANS LE SÉBASTOPOL. (SUITE)

ABDUCTION DANS LE SÉBASTOPOL. (SUITE)

(Deuxième partie, il n’ya jamais deux sans trois)

(Je vous recommande de lire le volet précédant qui se trouve à la suite de celui-ci.)

Boulevard_de_Sebastopo-webIl avança, plutôt attiré par une force étrangère à lui que par celle du rejet qu’il venait de souffrir. Sa démarche avait perdu l’allégresse du début, aussi son esprit. Mais il marchait, même si sa volonté ne s’y attachait guère. Cette force l’achemina vers un bout inconnu. Les promeneurs, hommes seuls, l’adressaient, au passage, un sourire malicieux. Un groupe sinistre d’hommes, l’on dirait se livrant à une mystérieuse industrie, occupait le centre de la chaussée sous la lumière jaunâtre d’un réverbère trémulant. Ils s’écartèrent le minimum nécessaire.

Il eut le sentiment de franchir une sorte de douane où les douaniers l’avaient ouvert un étroit couloir qui se boucla derrière lui. Au-delà, le brouillard  semblait émerger  du sol, des joints du pavé. Les réverbères, ici plus faibles, avaient du mal à le percer. Une ampoule versait sa lumière laiteuse sur le seuil d’une portière… Une braise de cigarette émergea  suivie d’une femme sur des hauts talons en négligée noire. C’était le pays des femmes au seuil.

Elles, obséquieuses l’invitaient, en s’appuyant  sur des gestes impudents, à traverser ce rideau laiteux. L’imaginaire de cette éventualité n’entraînait nulle stimulation; bien au contraire, il exprima un dégout effroyable qui le mena, à les ignorer, de crainte qu’on ne l’eût pris pour un niais. Mais cette succession de sentinelles avait l’air de ne s’achever  jamais…

FILLES-DE-SEBASTOPOL-WEBSoudain l’une d’elles, la plus moche, une créature de cauchemar, une vraie dinde s’installa sur ses deux jambes comme poutres au milieu de la ligne  droite et invisible du promeneur. Il essaya d’éviter la collision fatale, mais la créature fit de son mieux pour la provoquer. Comme le cycliste qui a beau éviter la pierre, il l’atteindra… Sans la regarder, il fit sortir sa main droite de la poche dont elle se réfugiait. Mais lorsqu’une main sans contrôle s’avance d’un maître aveugle, le heurtement   survenu devient imprédictible. Celle-ci atterrît sur une matière molle ; le sein droit  de la femme-obstacle.

—Ah comme monsieur s’y connaît en femmes ! Venez avec moi mon chou, je vous ferai la connaissance de mon autre joli sein.

Et en disant ça, elle le prît du bras et l’entrainait vers un cabaret borgne.

Une répugnance extrême le fit tressaillir, mais il eut du mal à se délivrer de la pression des griffes noircies de la matrone. Finalement, il parvint à s’échapper, suivi des injures, l’on dirait de criailles de paon. Il n’avait fait que dix pas, lorsqu’un type à l’allure d’un maquereau rouge, telle était la couleur du complet serré dont il s’habillât, émergea soudain, comme par sorcellerie, et l’invita à une halte.

—Monsieur, ne soyez pas si pressé, fit le maquereau, je vous en prie.

Le promeneur s’arrêta étourdi; plus étonné de la couleur de son habit que de l’ordre reçue.

—Monsieur, continua le maquereau, ce n’est pas élégant chez un honnête homme comme vous, toucher la marchandise et prendre la fuite.

Puis il sortit un petit calepin et un crayon dont il suça le bout.

—Voyons, la maison a ses règles et ses tarifs. Un attouchement…

Tandis l’honnête homme demeurait attentif au bottines dont le singulier personnage se chaussait.

—Voici, comme je vous disais, un attouchement ça fait 40 Euros.

« Elles sont vraiment jolies ces bottines. Et merveilleusement bien cirées », pensa le promeneur.

—Mais 10 Euros de plus et vous pouvez avoir le service complet, monsieur. C’est l’offre du jour.

Le récepteur continua d’admirer les bottines. Il eut même la tentation, une petite perversion, de mettre sa semelle sur elles. «Quel sera ce cirage»?, pensa-t-il.

—Allez donc monsieur  parlez, fit le maquereau.

—Bon c’est un peu cher, mon brave-homme, mais faut-il reconnaître qu’elles sont merveilleuses…

—Je m’en doutais, Scieur, tout de suite je vous ai pris pour un connaisseur.

Comme le promeneur ne faisait le moindre semblant de tirer son portefeuille, le maquereau eut l’obligeance de continuer sa causerie.

—En plus, mon cher monsieur, voyez- vous comme elle pleure ; elle est délicate cette fille…

En effet, la matrone faisait des hoquets pour corroborer les mots de son maitre, deux brigands faisaient l’escorte de celui-ci et notre promeneur arrêté, tout simplement, admirait encore la lueur des bottines qui émergeaient  des jambes de son pantalon vermeil.

Ébloui toujours, comme il vit que le parleur écrivait quelques mots dans son calepin, l’homme qui n’avait point entendu les paroles, mais la musique, tira son portefeuille et découvrit un billet de banque tout à fait nouveau, comme récent sortie de l’imprimerie.

—Votre feuille du calepin, d’abord s’il vous plaît, fit le promeneur.

Étonné de cette demande, le proxénète fit semblant de refuser, mais il appartenait  à ce genre qui se résume comme il suit: billet de banque que je vois, billet convoité. Les brigands se mirent en alerte de crainte d’une mauvaise plaisanterie. Mais le maquereau rouge les soulagea d’un geste, arracha la feuille de son calepin et puis au promeneur:

—Voilà votre feuille, mon maître.

Le maître interpellé prit la feuille, l’empocha et en équitable échange, il offrit un billet de cinquante Euros. Puis il se souvint d’un chiffre: 40 Euros.

—Pour vous la monnaie, mon brave homme.

En disant cela il fit demi-tour.

Comme la stupidité, parfois, provoque l’hilarité, tous les quatre: la vielle fille, le maquereau et les brigands éclatèrent de rire.

Ce demi-tour fut le début d’une rébellion intérieure, encore faible, contre cette puissance qui l’avait plongé dans ce milieu. Cette transition fut rompue par une voix claire mais implorante.

—Monsieur, arrêtez vous!

“Une nouvelle demande d’arrêt, pardi”, pensa l’homme.

Le spectacle d’effraya: Une fille fraîche, forte de charpente et de poitrine, courait après lui. Plus étonnant: ses deux seins dans ses mains, elle les offrait.

—Monsieur, suivit la fille, je ne suis point comme celle vieille casserole; venez, touchez! si telle est votre plaisir.

Les yeux épouvantés de l’homme voyageaient de l’exubérance offerte au visage de la jeune femme.

—Ah non, mon Dieu, arrache-moi les yeux…

 (À suivre)

Manuel de Français

ABDUCTION DANS LE SÉBASTOPOL

ABDUCTION  DANS LE SÉBASTOPOL

 

   Boulevard_de_Sebastopo-web  L’homme marchait doucement, guilleret, l’œil polisson. Sa femme demeurait  dans leur chambre d’hôtel sur la vaste place des Halles avec une vue superbe sur Saint Eustache. L’esprit tranquille sans remords, n’agissait-il en honnête homme ? « Chérie, je m’absente  pour une petite heure » l’avait-il annoncé sous prétexte d’une promenade. Et voilà qu’il se promenait. Dans la R. Bergère.

     De la Fontaine des Innocents, la jeune fille, guillerette aussi, l’œil curieux, arrivait et s’approcha de lui. Ils se regardèrent, sourirent et se prirent tout simplement de la main.  La promenade continuait sans hâte, sans un mot. La tête de la fille brulée de pensées :les derniers mots de sa mère restée dans leur chambre d’hôtel : « Ne t’attarde pas ma petite, toi seule, dans les rues, sous le ciel de Paris. »  « Hum, hum… » Et la rengaine de la chanson, pour un instant, presque muette,  affleura à ses lèvres.PA-HALLES-TIOVIVO-CIELO-AZUL-web

     Un homme mûr, est-il mûr un homme à la fin de la quarantaine ?, et une fille printanière marchaient ensemble vers le Boulevard de Sébastopol. N’importe où, en province, ce couple asymétrique aurait fait des histoires, mais à Paris… Paris sera toujours Paris… Ils regardaient tout, la bouche ouverte, émerveillés de la faune urbaine, excessive, entassée dans les ruelles : des élégants, des originaux, des clochards fiers à l’air de princes ; la vie même qui coulait sophistiqué dans les artères de la grande ville qui faisait si peur et éblouissait aux provinciales venus de très loin.

     Une femme habillé en fée apparût soudain, et s’adressa à l’homme, le prît du bras en l’écartant du milieu de la rue.  La main de sa copine glissa de sa main comme un poisson.  La fée lui proposa de visiter un certain atelier et bla-bla-bla… Il voulait rejoindre la jeune promeneuse, mais une horde grégaire de japonais l’empêcha de s’approcher d’elle. La fée bavarde l’avait coincé contre un mur de façade. Du coin de l’œil il aperçût un jeune homme qui abordait sa copine. Avec le dernier brin de politesse qu’il gardait, il pria la bavarde de lui ficher la paix. Bousculé par la foule, il avança vers le jeune homme habillé d’une gabardine chiffonné qui occultait la jeune fille. Désespéré il frappa, l’épaule de l’homme frissonné pour attirer son attention. Le type tourna la tête, puis tout son être, les bras ouverts comme un grand et mince épouvantail. Comme la marée humaine ne cessait point, les bras de l’épouvantail humain devenaient  des ailes d’un moulin en mouvement. Notre homme se faufila de cette machine à frapper, mais de l’autre côté, la jeune fille, tout simplement n’y était pas, n’y était plus. De ses deux poignets il frappa la poitrine de l’épouvantail. « Où est la demoiselle » fit il sans s’arrêter de frapper. Le grand maigre prit les poignets  hostiles de ses mains osseuses et les serra d’une force qu’on n’eût pas cru. Puis il cria : « croyez-vous mon cher monsieur qu’elle est amoureuse de vous ? » Ensuite il vomit une rigolade qui se fit entendre malgré le brouhaha. Son haleine a vinasse, poussa notre homme en arrière contre la foule en mouvement.

      Désespéré, il essaya de marcher contre-courant. Il avait beau lutter de toutes ses forces, il n’avança guère, tout au contraire; il était, de plus en plus, en reculade. Finalement il se laissa trainer par les masses. Comme une locomotive qui perd un fardeau en mouvement, lui devenu fardeau humain, il fut rejeté dans un carrefour  inconnu. Bref, il ne savait point où était-il. C’était l’heure diffuse de la tombée du jour.

     La rue étroite, longue et légèrement tordue se montra devant lui comme une voie d’échappement. Le soulagement d’y trouver un certain dépeuplement exerça sur lui un subit enthousiasme. Un peu de tranquillité pour penser… Évidement, il y avait un rythme différent, un autre tempo où les premières figures qu’il aperçut au lointain, diffusées par une brume irréelle, bougeaient  au  ralenti. Il n’avait pas encore pris connaissance, mais il venait de pénétrer dans l’inquiétante rue de Saint Denis…ABDUCIS

(À suivre)

Manuel de Français

De Dublin al Pilar

De Dublin al Pilar 

A-C-A-LA-PILARETArthur Guiness (1725-1803) a qui suposem estalviador va aprofitar una partida de sivá(1) cremada qui va produir un xarop negre. El tipus de cervesa obtinguda d’aquet accident l’anomenaren stout però l’Arthur li ficà el seu nom i uns 250 anys desprès, casualitats de la vida me’n beneficiava jo d’una mitja pinta d’aquet xarop untós  i me’n beneficiava qui el podria dir de la millor companyia qui per aclarir-se la gola preferia  la frescor d’una tostaeta que també cervesa es. Aquesta comanda havia succeït a una anterior. Impregnats, humits i qui sap posseïts per algun follet amagat dins de la bromera fórem impel·lits a dissipar les lleugeres boires en els carrerons de la ciutat vella.

Corretgeria amunt o avall segons es mira començarem el ritus iniciàtic que suposa començar a caminar junts pel carrer metàfora del que podria esser caminar junts per la vida. Evocació de records que sempre provoquen els tortuosos camins dels centres de vila, cadascú els seus en un intent de  fer-ne a l’altre partícip per amenitzar la marxa. Establí el destí no quedava sinó encertar el camí mes adequat. Adequat es per a un el mes bucòlic; casi sempre per a una dona es el mes directe.

Així petit a petit, deixant constància del meu esperit vagabund i despistat arribàrem al temple de “un entero uno i un pilar” que en la gerga local designa respectivament al plat de clòtxines i pel seu aspecte cilíndric al got o tub de cervesa que en aquet assalt fou blonda i lleugera. Unes patates dels que s’anomenen a la brava mes coents que mexicà algú haja tastat mai foren el pretext necessari per la comanda d’un altre suport o pilar. No vaig esser secundat en esta ocasió, el que m’indicà que la meua set era major que la de ella i que encara que acompanyat hauria de beure a soles.

C-A-LA-PILARETA


Com beure sense set es tan patètic com besar uns llavis que no el desitgen fou qüestió d’iniciar prudent retirada. Fer-ho sota el portal de la Valldigna no queda exempt d’una certa elegància, i en veurem de nou en el Carrer de Serrans m’evocà aquella nit també de fugida entre el verd dels llums del taxis a la caça de noctàmbuls, on havia desitjat rescatar-la d’un antre sorollós i en un lloc mes adequat com Sabina recitar-li tot el meu repertori.

Tornant al present d’aquella petita nit, fos per feblesa, fos per educació, fos per una cavallerositat re inventada, com un bon xic em deixí  conduir  per la seua mà i pel seu cotxe. Acomiadament, utilització del subjuntiu en idea de futur incert amb un “parlem” lapidari.

Tantes coses per dir, tants besos per donar.

(1)  Sivá: (arcaisme) ordí, cebada en espanyol.

Joan Perfavor

De l’Ange au Maure

Promenade 1

MORO-ZEIT+MARRAKECH-COLOR-izq-webJ’ai le temps, je dois marcher lentement, en faisant le moindre effort. La sueur ne doit pas apparaître. Les ruelles du vieux quartier dans la vieille ville offrent encore une ombre parcourue par une légère brise. Soudain, comme si une bombe aurait dévasté le centre du quartier, une esplanade d’où émergent les cubes de l’école de design. Quel design !

Mais il faut y croiser. Sous ce soleil  si désiré par nos visiteurs  nordiques, les premières gouttes de sueur émergent perlées sur le front. Et voilà à nouveau protégé dans l’étroite ruelle des Teixidors.

Arrêt brusque en tournant à gauche, elle est là, cinquante mètres devant moi. Elle sera fraiche. J’avance discrètement ; elle est distraite, en causant, la main à l’oreille.

Elle m’aperçoit, me sourit, on entre dans l’immeuble et on sort à la terrasse. Casse-croûte, boisson chaude, boisson froide et conversation tiède. Le regard direct. Les yeux dans les yeux, c’est le premier tête à tête.

Comme d’après de milliers d’années, les inconnus MORO-ZEIT+MARRAKECH-COLOR-der-webque s’y connaissent s’interrogent discrètement. Aura-t-il un demain, une prochaine fois ?

L’été impose sa dictature et sépare les êtres citadins et les jette dans les bras d’autres citadins devenus campagnards, baigneurs ou nudistes.

À la fin l’espérance d’un prochain rendez-vous. Bravo ! Mais hélas avec la présence d’un ami commun

Manuel de Français, le 28- juin-2012

*Post-scriptum : Notre grand et élégant acteur Fernando Rey se plaignait cordialement de qu’on le proposait grand nombre d’interviews. Il disait que ce n’était pour lui mais pour qu’il parle de Luis Buñuel. Celui ne concédait jamais des interviews.