LA SOIREE DES INCONTOURNABLES

 

     LA SOIREE DES INCONTOURNABLES

                                                                       Chronique d’un villageois.

PORTE-JARRETELLES-web     Il y a des façons de rire, de rigoler à gorge déployée, en montrant des gencives belles et rosées. Des rigolades contagieuses. C’est la pandémie du bonheur. Celles sont les adresses du maître souriant Jérôme. Il était là. Peut-être, était-il le premier venu pour la simple raison d’avoir le bonheur de donner la bienveillance aux autres, aux Incontournables. Car il ne s’agissait que de cela: un rendez-vous des Incontournables. Il y avait beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Les huit représentants.

 

 

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Isabelle, la créaturequi ne parle pas, mais qui chante joli; en espagnol avec son accent français et en français à la française, avait emmené Vincent, un brave homme qui POT-AU-FEU-WEBsemblait s’amuser. Faut dire que c’est bien difficile de

PASTÈQUE-WEBs’intégrer dans un groupe où l’on est au début le seul étranger, mais il était à la droite du père Jérôme.

 

SOUTIEN-GORGE-WEBPaul, ingénieux, sophistiqué et malin, élégant et flegmatique, jouait son rôle de faux perdant. Pauvre Paul !

 

 

 

 

 

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TAILLE-CRAYON-WEB POELE.-WEB PHONOGRAPHE-WEBQue dire des deux sœurs, toujours spontanées Au-delà d’une certaine ressemblance physique, lorsqu’on commence à les traiter, l’on dirait qu’elles appartiennent à des univers différents, mais plutôt tôt que tard, on remarque qu’elles sont comme en géométrie deux angles dont leur somme fait 90 degrés, c’est-à-dire: complémentaires. Ana et Charo, parfois elles semblent absentes, mais c’est une blague ; elles prennent l’élan pour revenir renouvelées dans la conversation.

Inma, la sempiternelle maîtresse de cérémonie, à l’architectureENCLUME-WEB de sa tête meublée avec proportion et harmonie, était là. Bien qu’elle jouisse des manifestations anarchiques  des camarades, elle essaie toujours de mettre un peu d’ordre. Un petit jeu a été proposé ; elle l’a géré…

Il y avait aussi un certain Manuel surnommé : de Français, qui s’occupait, tout le temps, de casser les pieds des autres quand ils quittaient Molière pour embrasser Cervantès.

Les 8 piliers du temple de la francophonie à Valencia. Quelle émerveille!

Le bistrot était charmant mais bruyant. Il était samedi soir et c’était l’heure du coup de feu. Pour amuser l’attente, les garçons ne s¡approchaient guère, Manuel distribua des cartes. Paul, te souviens-tu de Claudette ? Inma gérait, la française aidait pour les définitions. Le même jeu est proposé pour les camarades absents. Patientez, à la fin vous aurez plus de données.

La formule du menu de nuit se composait : d’une entrée au choix parmi quatre ou cinq, un plat au choix aussi, et un dessert. Les bouteilles de vin, hors du menu,  un Verdejo frais et légèrement onctueux, versé dans des verres, au cristal d’une finesse musicale sublime, furent la compagnie adéquate à ce petit hommage. Parmi les entrés à détacher un poulpe délicat sur un lit de all i oli de pommes de terre. Parmi les plats, les troncs de thon bardés d’algues et garnis de légumes en tempura. Une trouvaille!

Parlant de trouvailles, il y eut aussi deux trouvailles lexicales. Je vous prends sermon de ne les utiliser jamais dans un cours réglé ni dans un examen: dominiques et minique. Les traductions presque littérales de l’Espagnol au français sont souvent savoureuses.

Pour le restant, quoi ajouter? C’est impossible de contenir autant de rigolades, blagues, charmes… dans un petit récit. Les Incontournables restèrent irréductibles jusqu’à la fermeture du bistrot. Après, la plupart des jeunes gens allèrent prendre un verre. La maîtresse de cérémonie et le chroniqueur prirent congé. Il n’y a pas couverture de ce dernier pot. Excellente soirée, paraphrasant Jérôme, remarquable en dépit de quelques absences.

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Manuel de Français.

 

            Aventures et mésaventures d’un villageois.

L’homme marchait guilleret, l’œil toujours polisson. Il était sorti de très bonne heure de chez-soi. Mais comme au principe de la Promenade de l’Albereda, à ce qu’il ressemble, il ‘y avait pas mal d’événements, la foule occupait les rues qui convergent sur la grande voie; des troupes qui jouaient du tambour… Bref, impossible de trouver une place pour parquer la voiture, une vieille bagnole qu’on lui avait offerte pour la sauver du démontage de véhicules. Pris de trac de n’arriver en retard, il gara la voiture dans un parking. “Jolie façon de commencer la soirée”, raisonna-t-il.

Maintenant il marchait. Il gagna la Promenade au numéro 9. Le rendez-vous était au numéro 41. Un peu de sport pour stimuler l’appétit, pas de problème. Tel était le fil de sa pensée. Il se voyait villageois dans la ville,  au même titre qu’il se voyait provincial à Madrid ou à Paris. Pour lui, selon ses souvenirs, il n’y avait plus Promenade de l’Albereda  que la vielle zone d’antan. Il ne songeait guère à l’extension de la Promenade; il ne songeait guère à la Avenue de France; il ne songeait non plus au Palotet.

Son allégresse tombait à four et à mesure que les minutes tombaient sans pitié. Chaque bâtiment était grand comme un palais, d’abord les casernes militaires, après les grands édifices modernes… En plus, il n’y a constructions que sur la marge gauche de la Promenade; de l’autre bord c’est le lit du fleuve sèche qui baignait autrefois la ville. Il marchait depuis un quart d’heure et il n’avait atteint que le numéro 29.

“On y est, mon vieux” s’encouragea-t-il sans conviction. Mais deux grands ronds-points plus vastes, chacun, qu’un stade de sports, étaient la piège que le parcours lui avait encore réservé. Lui qui était sorti frais comme une rose, arriva trempé avec une demie heure de retard. Ses camarades l’accueillirent, néanmoins, gentiment. Lui, embrassa les femmes, serra les mains des hommes et s’assit. Une dame arriva quelques minutes après. Ils étaient attablés tous les huit jeunes gens.

Après la dînette, la dame nommé,  déposa notre homme aux environs du parking. Il fut bien heureux au début, car il craignait de ne pas le trouver. Le souterrain était grand comme un terrain de foot souterrain. L’homme démarra la voiture, non sans vacarme. Il se souvenait que le tuyau d´échappement était légèrement détaché… Quelqu’un a dit légèrement? En passant sur un ralentisseur la voiturette fit un bond. Le pot d’échappement demeurait sur terre au-dessous du véhicule. Impossible de continuer comme ça! Il fallait garer à nouveau la voiture. Sur cette zone, toutes les places étaient pour les abonnés. Finalement, il trouva une, très étroite entre deux piliers.

Il faisait grand nuit, mais il était presque deux heures du matin. Les esprits simples, face à l’adversité, ont,  néanmoins, une ressource élémentaire. “Demain sera un autre jour, et s’il y a une autre chute, ce sera encore à nous de décider”. Et d’un air grognon, il abandonna le parking et s’enfonça dans la nuit. Un taxi, véhicule de prestige pour les villageois, le rendit chez-soi.

Le lendemain, dimanche, une température douce sans excès, idéale pour les loisirs. ce fut question d’assurances, de dépanneuse et choses de cet ordre.

Le bistrot était assez bon marché, mais l’addition finale comme chez El Bulli. Néanmoins, ce fut une excellente soirée. Oui, une excellente soirée.

 

Manuel de Français

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