Borges et les lectures obligatoires.

Borges et les lectures obligatoires.

Il y avait une fois en Espagne un grand journaliste qui fut locuteur de radio et qui surtout à la télé à mené un programme exemple et témoin d’une façon de faire télé, par malheur disparue à jamais. L’homme était Joaquin Soler Serrano et le programme A fondo, (À fond) en français. Le format le plus élémentaire de tous, valable pour la radio et pour la télévision dont la parole respectueuse est protagoniste, bref, le genre interview. De nos jours on entend dire que les journalistes ne sont plus ceux de jadis. Certes ou non. Mais, et les personnages à interviewer ? Voici une petite liste d’interviewés : Jorge Luis Borges, Julio Cortázar, Miguel Delibes, Josep Pla, Ernesto Sábato, Juan Rulfo, Camilo José Cela, Gabriel Celaya, Rafael Alberti, Salvador Dali et quelques autres. Tous personnages énormes, uniques, singuliers à la conversation intéressante. Entre le présentateur et l’invité : un cendrier sur un piédestal majestueux. C’étaient les années 70 et 80.

Le maitre Borges y a été invité deux fois : 1976 et 1980. Dans la première il a fait à mon avis des révélations extraordinaires. La première qu’il trouve l’allemand, une très belle langue ayant des voyelles ouvertes comme l’espagnol, pas comme l’anglais une langue de demie-voyelles. Le français il l’avait trouvé dans son chemin mais il ne l’aimait plus à case de son accent. Parmi ces quatre langues mentionnés, trois l’avaient choisi (elles à lui). A savoir : l’espagnol et l’anglais ses langues maternelles, le français langue de quelques de ses études, mais c’était lui qui est allé à la recherche de l’allemand, à cause de la beauté de ses sons.

La deuxième chose à réfléchir c’est quand il déclare que malgré son faible amour pour la langue française, sa littérature doit être des meilleures. En effet si l’on pense à Allemagne avec une certaine  erreur on peut dire Goethe et c’est tout ; Espagne et Cervantes (Cervantès), l’Angleterre et Shakespeare. Mais penser en France et dire Hugo, cela ne suffit ; dire Voltaire, non plus ; La Chanson de Roland, la même chose ; Verlaine pas non plus, Flaubert…

Voilà les grands auteurs de quelques langues. Ils doivent être connus dès l’école bien sur. Mais comment agir ? Faut-il demander des lectures obligatoires ? Doit-on conseiller le texte intégral ? Mon expérience directe et indirecte me dit qu’œuvres capitales comme Don Quijote (Don Quichotte) de Cervantes (Cervantès) où les Misérables de Victor Hugo, on n’a pas le droit de les imposer. Question de difficulté ? Parfois, mais surtout question de quantité, d’épaisseur.

Je collige que le professeur de littérature devrait choisir des passages bien attirants pour subjuguer, pour engager l’élève pour des recherches personnels, et pourquoi pas pour qu’ils comme un exercice de choix individuel demandent leurs parents de leur acheter l’œuvre immortelle. N’oublions pas que d’habitude les classiques en édition poche sont très bon marché.

L’œuvre adaptée ou abrévié je ne la conçois que pour des éditions infantiles.

Je me souviens de beaux moments de mon adolescence où le professeur ayant une diction convenable nous lisait des passages de chefs d’œuvre qui furent le germe de quelques achats futurs.

Est-ce que les professeurs lisent encore aux élèves ?

Manuel de Français

À propos des Haïkus et de l’École de Langues de Valencia.

À propos des Haïkus et de l’École de Langues de Valencia.

Qu’est-ce qu’un Haïku ?, je me demandais il ya a une semaine. Après j’ai participé à un concours de Haïkus et je me demande encore, qu’est-ce qu’un Haïku? On m’a appris qu’il s’agit d’une variable poétique japonaise très brève, de trois vers et dix-sept syllabes dont le premier vers en aura cinq, le deuxième sept et le dernier, cinq. Mais on ajoute que cela n’est pas d’une grande rigueur quant au syllabes mais sur le nombre des vers il n’ya pas de discussion. Les vers ne doivent observer nulle rime ni le langage doit être soigné en excès. Voilà les constants de nos jours quant au langage: Brièveté et pas de soin.

Évidement l’occidentalisation du concept, même de l’esprit, sans m’y connaitre rien de la culture ni de la langue japonaise me fait penser que quelque chose s’est perdu dans le chemin. Parler de syllabes s’est le plus équivalent des mores japonaises, une découpure plus subtile et mince du son qu’une syllabe occidentale.

En plus le Haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l’auteur. Il traduit le plus souvent une sensation. Il est comme une sorte d’instantané. Il n’exclut cependant pas l’humour, les figures de style, mais tout cela doit être utilisé avec parcimonie. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute. Il incite à la réflexion. Il est préférable de le lire deux fois afin d’en saisir complètement le sens et la subtilité.(*).

Je trouve que cet état de l’esprit n’est point propre des européens soit du nord ou du sud ; qu’il faut s’entrainer et se discipliner pour essayer tout simplement d’émuler un état étrange à nous. C’est bon connaître cette idiosyncrasie orientale, mais, et voilà ma réflexion : Faut-il importer absolument tout ? Faut-il soumettre nos belles langues à cette contrainte ?

L’école de Langues de Valencia (E.O.I) Escuela Oficial de Idiomas en espagnol, a organisé un concours de Haïkus dans toutes les langues qu’on y peut étudier, à savoir : le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol pour des étrangers, le valencien-catalan, l’italien, le russe, le portugais, le chinois et l’arabe. Malgré mes diatribes du paragraphe antérieur, moi, j’y ai modestement participé. Français et allemand. La première dont j’ai une connaissance acceptable sans grande euphorie et l’autre, une langue que j’étudie mais que je ne suis pas encore arrivé à comprendre son essence.

D’abord je trouve bizarre proposer un model littéraire propre d’un pays dont on n’offre pas l’apprentissage de sa langue. Malgré ça, à mon avis il y a eu une participation acceptable. Si bien le model choisi est le minimum, néanmoins suppose un petit effort ; une partie des Haïkus étaient même décorés. Par contre, si l’on compte en pourcentages la participation a été baisse.

Gewinnerin (auf Deutsch)

La façon de voter les compositions nous transporte aux votations de l’Eurovision. Paraît-il que les professeurs de chaque langue votaient ceux de leur compétence et aussi les élèves pouvaient voter (comme en Eurovision) ceux des langues où ils sont inscrits.

Mein Haiku (auf Deutsch)

On a fait la lecture des vainqueurs en acte solennel  avec la présence de presque la moitié d’entre eux (ce qui donne à penser) et quelques-uns plus. Très peu de gens y ont assisté m’a-t-on informé.

Gagneuse (en français)

Aux vainqueurs en général mes félicitations ; à la gagneuse  d’allemand félicitations aussi, mon niveau de lange ne me permets pas évaluer si elle a été digne rivale, quand même son haïku semble un peu long.

Le mien (en français)

À la gagneuse de français mes félicitations aussi ; elle a beaucoup d’amis.

(*) Extrait d’un article de Wikipedia dont on cite : L’art du haïku, pour une philosophie de l’instant, textes de Vincent Brochard et Pascale Senk, collection l’esprit d’ouverture chez Belfond

Postscriptum. Pour une prochaine édition je propose faire un concours de Soleás. La soleá  est une composition lyrique d’origine andalouse, de trois vers aussi, octosyllabes, dont le premier et le troisième riment en assonante ; le deuxième évidemment reste libre. D’habitude expriment des sentiments tels que la solitude et la déception.   

Manuel de Français

Luis Eduardo Aute en Godella o la rotulación de las butacas.

Luis Eduardo Aute en Godella o la rotulación de las butacas.

     Sábado 13 de Abril de 2013 en Godella. Teatro-Cine Capitolio, 22.30h. Fiel  al hábito contraído de llegar con antelación para ver el ambiente y la gente llegar. Ello también da pie a solventar algún eventual contratiempo. Paso por el control de entradas sin problema. ¡Hurra! Primera prueba superada. Un chico sonriente elegante a la par que sobriamente vestido indica la localización  de las butacas. En mis entradas la cosa esta clara: fila 12 butacas 2 y 4. No hay pérdida. No obstante para que se sienta útil le pregunto. Me responde: en la cuarta a la derecha, aunque pone impares son las pares. No entiendo, como es lógico, la explicación pero ante la claridad de las entradas, sigo adelante. Con mi acompañante. El teatro a media luz; la rotulación de las butacas ilegibles para un présbico, término inexistente pero de mi autoría para designar al que padece de presbicia. La utilidad mayor de una acompañante con bolso es la de poder confiarle la custodia de pequeños objetos valiosos, a saber: las lentes de vista.

     ─No me las has dado. ¡Las tendrás tú!

     No me atrevo a discutir so pena de protagonizar un espectáculo paralelo al oficial. Finalmente de algún intersticio del bolso aparecen las dichosas lentes. Me las calzo y busco la numeración. Dos señoras sentadas tras la posición que más tarde comprendimos que nos correspondía nos aclaran lo que es obvio: “En todo teatro los pares están a la derecha y los impares a la izquierda, pero se han equivocado así que aunque pone impares, aquí son los pares.

” Vale aclarado esto…

     Una voz de fémina anuncia que va a comenzar el espectáculo. Se hace oscuridad la sala y comienza la película de animación: El niño y el obelisco. No diré casi nada por si alguien quiere verla. Tan solo que forma parte del disco: El niño que miraba el mar. En mi opinión, el filme podría tener el mismo nombre y haber suprimido completamente al obelisco. Pero como decía Facundo Cabral de Jorge Luis Borges (yo lo adapto a Aute): Nos unen tantas cosas/ pero una sola nos separa/ para proclamar tu enorme altura/  tu eres Luis Eduardo Aute/ y yo quien te escucha.

     Aplausos de cortesía tras el filme. Penumbra en las sala. Los músicos se van instalando. Emerge una silueta reconocible. Aplausos. Luz de concierto. Arranca una primera canción del último disco. Suena bien. Saludo del cantor en valenciano-catalán. Si ya su voz es en tono quedo, la última sílaba es imperceptible. ¿Qué habrá dicho? Me pregunto, nos preguntamos. Tras la segunda canción los monólogos ya son en español. Pero claro, las últimas sílabas; la misma cosa.

     Un teclado, una chica multifunciones: percusiones, palillos, “juguetes musicales”,segundas voces en momentos puntuales, guitarra extraña; y un guitarra. Total tres músicos jóvenes. El guitarra, Tony Carmona, a la par arreglista y productor rayano en el virtuosismo. En una canción del disco anterior: Atenas en llamas, sin cambiar de guitarra le arranca unos sonidos de la música tradicional griega. ¡Soberbio!

     Siguiendo el protocolo moderno de los conciertos entre canción y canción, diálogo filosófico-cómico. Como novedad además casi todas las canciones incluían una frase o un pensamiento a modo de prólogo o introducción. En un momento pide perdón por cantar las canciones nuevas alegando que quiere que se conozcan, que no las oiremos en la radio y en la televisión.

     El niño que miraba el mar nace a partir de una foto que le hizo su padre en 1945 en el Malecón de Manila, su ciudad natal. Muchos siglos después (según sus propias palabras), su hija le hizo una foto en el Malecón de  La Habana en pose similar. Ella no conocía la existencia de la foto anterior. Pero descubierta ésta, le regalaron (sus hijos) un montaje con ambos individuos. De ahí se suscitó un posible diálogo entre adulto-niño en que el primero le pregunta al segundo si se reconoce en el adulto  que ha llegado a ser. En una de las múltiples entrevistas que le han hecho concluye que al menos la curiosidad ha permanecido invariable.

     Un septuagenario comprometido, curioso, creativo, en aceptable forma, de ademanes tranquilos, voz queda y acariciadora. Anunció que el concierto iba a ser largo y así fue. Hizo dos bloques de bises; en la final del segundo, se quedó solo en el escenario con su guitarra que reservó para ese momento.

   Godella se vistió de gala en lo emotivo. Enhorabuena a los organizadores. No es habitual tener tamaña programación en un pueblo de poco más de 10.000 habitantes. Un tirón de orejas para los rotuladores de las butacas.

      Godella a 19 de Abril de 2013

     Manuel de Français

La Double vie d’Anna Song (Suite imaginée)

La Double vie d’Anna Song (Suite imaginée)

     Prendre un texte d’un auteur consacré. Commencer à lire. Quand on arrive à un point,  à un passage, à un moment approprié : Fermez le livre. Prendre papier et plume. Imaginer la suite et écrire ; un court passage, deux ou trois pages au maximum. Lisez-le. Si le résultat vaut la peine, demandez des excuses à l’auteur. Si ce qu’on a écrit n’est pas bon ; ne le dérangez pas.

Pour lire l’antécédent (un fragment du texte original, clicquez sur la page « Textos Originales ») (sous la photo centrale).

Suite  (imaginée) du fragment extrait du roman : La Double vie d’Anna Song. Minh Tran Huy, 2009)

Et c’est ainsi que j’ai commencé d’aimer Anna avant même de l’avoir vue.

     Ma grand-mère a poussé la porte en fonte de la grille. Malgré son aspect rouillé elle s’est ouverte avec douceur. Un jardin aussi petit que soigné entourait la maison. Dans un coin un figuier le seul arbre absorbait toute la mélancolie des notes qui continuaient à tomber. Dès mon arrivée nous étions déjà deux à les partager. À la fin d’un petit sentier en gravillons et trois marches en marbre délabré, une porte s’est ouverte   sans besoin de sonner. Une mince figure a émergée derrière elle. Sans doute Mme Thi. Elle doutait entre baiser mes joues sans doute rougies par ma pensée (j’avais lu que les vietnamiens avaient tous les dents vertes) et me serrer la main comme l’on fait à un petit homme. En observant avec allégresse la blancheur de son sourire je l’ai libéré de son embarras en lui offrant ma main avec un Bonjour madame.

     Tout a été facile ; les deux vielles dames se sont arrêtées en se prodiguant des civilités. Moi j’ai suivi le couloir vers la musique. Une porte à double battant grand ouverte, donnait sur une salle de généreuses proportions, meublée avec sobriété où se détachait d’une façon éclatante un superbe piano laqué en blanc. Trois grandes fenêtres ne parvenaient pas à inonder la salle du soleil extérieur grâce au tamis des épais rideaux. Une douce pénombre accompagnait la douceur des notes. L’on aurait  dit que le piano jouait tout seul car personne ne s’apercevait au-dessus, mais au-dessous deux petites jambes enfermées dans des collants blancs malgré la saison et les pieds chaussées en noir.

     J’ai fait le tour du piano et assis sur un grand tabouret, une petite blonde dans  une robe bleu pale m’épiait du coin de l’œil sans cesser de jouer. La valse que ses mains dansaient comme des papillons blancs autour des touches blanches et noires me troublait soudain.

     Je n’étais plus devant une fille de mon âge mais d’une fée qui avait le pouvoir d’extraire mon état d’âme et de le traduire grâce aux notes et accordes et d’autres combinaisons incompréhensibles pour moi  en sons qui étaient l’expression même de ma pensée. Pour un garçon réservé, cette extériorisation involontaire me troublait encore une fois.

      ─Veux tu jouer avec moi ?─sa voix interrompit mes méditations.

     ─Mais,…─ mon trouble était évident

     ─Comme tu vois, le tabouret est assez grand pour les deux et le clavier aussi.

     Et c’est ainsi qu’une grande amitié est commencé. Elle perdure encore malgré tout, mais cela c’est une autre histoire.

Dois-je lui présenter mes excuses ?

Manuel de Français

Lundi le 10 février 2013

Bonjour Tristesse

Bonjour Tristesse

      Je ne lis jamais des notes de lecture. Sauf quand j’ai déjà lu le livre. Mais ce sont ce que j’appelle «mes choses>. Je n’invite  personne à suivre mon exemple. Malgré ça si quelqu’un na pas lu le livre de Françoise Sagan, je lui inviterais à ne pas continuer cette lecture. Mais le texte est là. Si quelqu’un ne peut pas offrir résistance a la tentation qu’y plonge.

       Bonjour Tristesse c’est le titre d’un petit roman opéra prima de Françoise Sagan qui a mené une vie absolument bouleversée. Vitesse, littérature et excès, les constants de sa vie. À la fin : maladie, solitude et misère. Décédée en 2004, son unique fils a accepté l’héritage de sa mère consistant en quelques centaines de milliers d’euros de dettes. Maintenant il s’occupe de la restauration de l’image de sa mère. Il doit payer la dette mais il constate que l’unique façon possible c’est de rééditer l’œuvre de sa mère.

     Écrit ou au moins publié en 1954 quand elle n’avait que 19 ans, le roman est divisé en deux parties, chose à mon avis très prétentieuse pour un roman si mince.

      Le titre composé de deux mots : Bonjour et tristesse. Tout indique un hommage au poème de Paul Éluard, mais le premier « Bonjour », pourrait être un tribute à elle-même, aux articles du sud de l’Italie qu’elle avait écrit pour le magasin Elle. Selon le nom de la ville (par exemple Naples) l’article se dénommait « Bonjour Naples».

À peine défigurée

Paul Éluard (1895-1952) 

Adieu tristesse

Bonjour tristesse

Tu es inscrite dans les lignes du plafond

Tu es inscrite dans les yeux que j’aime

Tu n’es pas tout à fait la misère

Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent

Par un sourire

Bonjour tristesse

Amour des corps aimables

Puissance de l’amour

Dont l’amabilité surgit

Comme un monstre sans corps

Tête désappointée

Tristesse beau visage

Dire qu’il s’agit de l’histoire d’un triangle ou l’histoire d’une fille gâtée est correct mais c’est aussi une simplification.

Une fille qui dès sa sortie de pensionnat à l’âge de 15 ans partage sa vie avec son père veuf depuis 13 ans. Elle, qui ne sait rien de la vie, c’est en sa compagnie après l’école qu’elle vieilli (comme elle dit) car elle sort le soir avec son père dans une ambiance d’adultes. Même à son père lui arrive de faire des conquêtes car il est un grand séducteur. Ces soirs de conquête le père Raymond dépose sa fille chez eux et accompagne son amie. Il rentre le lendemain au petit matin. Parfois il lui arrive d’installer une amie quelques jours chez eux. Heureusement raisonne-t-elle, Cécile, notre protagoniste et narratrice pas définitivement. Ces velléités-la n’encouragent point Cécile car elle voit que pour son père elles ne sont qu’un chapitre court dans sa biographie et qu’il est toujours pour elle.

L’histoire commence quand elle a 17 ans et ils sont en vacances dans une villa isolée sur la côte de la Méditerranée. Ils sont trois comme toujours : elle, son père et sa dernière accompagnante une fille rousse gaie et sans complications. Dans la villa elle réfléchit sur leur vie un peu légère, sans complications ; ils fréquentent des gens qui d’habitude sont beaux car c’est la beauté ce qu’ils cherchent, malgré s’ils sont peu cultivés. Raymond dit avec orgueil qu’il n’a pas de diplôme mais il a réussit dans la vie et qu’il mène une vie fabuleuse et fastueuse.

Mais il ya dans leur environnement une femme de l’âge de son père qui était amie de sa mère défunte ; une femme encore belle, toujours élégante cultivée, responsable à qui notre héroïne dit qu’elle lui doit ses premières élégances lorsqu’elle récent sortie de pensionnat n’avait point de garde-robe.

Raymond invite Anne, c’est le nom de cette femme. Cécile ne comprend pas cette invitation mais pendant les jours d’attente elle fréquente un certain Cyril, un jeune de 26 en vacances avec sa mère. Elle commence à intimer avec ce jeune garçon ; les premières caresses les premiers baisers.

Anne arrive et Cécile voit comme petit à petit elle devient la maîtresse de la maison et de leur vie malgré la présence de la maitresse de son père. Cécile craint que leur vie si désinvolte, gaie et un peu anarchique deviendra une vie structurée pleine de responsabilités etc. En effet dès son arrivée, elle Anne, s’intéresse à ses études et la fait travailler.

Après une soirée à Cannes où Raymond et Anne s’écartent des autres, c’est Cécile qui conduit l’auto d’Anne et emmène Elsa de retour à la maison.

Le lendemain le nouveau couple annonce leur intention de se marier en automne à Paris. Elsa en pleurs abandonne la maison.

La crainte de Cécile se voit justifiée. Il arrive un moment où même elle lui interdit de visiter Cyril. Cécile voit que son père ne lui appartiendra plus en exclusivité car Anna n’est pas une femme comme les autres que l’on puisse abandonner après une nuit d’amour.

Le jour où Elsa retourne à la maison pour reprendre ses bagages, notre héroïne trace un plan. Elsa doit s’installer chez Cyril et se laisser voir avec le jeune garçon en attitude amoureuse devant son père. Bien que son père est maintenant amoureux d’Anne, il ne pourra pas résister qu’un homme plus jeune lui pique une femme, même une qu’il a laissé tomber. Elle a l’espoir que son père commettra une erreur et qu’Anne s’en apercevra.

À partir de se moment à chaque promenade, à chaque excursion ils rencontrent le couple Elsa-Cyril et l’on voit que Raymond commence à s’inquiéter. Cécile, qui officiellement ne voit plus Cyrile, de temps en temps le rencontre en cachette. Ils font l’amour. Pour Cécile voir Cyril toujours avec Elsa devient aussi dur qu’à Raymond voir Elsa avec ce jeune freluquet.

Mais le plan par malheur s’accomplit. Un jour Raymond croyant Anne absente donne rendez-vous à Elsa dans un petit bois à pins. Seulement une embrassade entre eux, mais cela suffit. Anne a vu la scène. Elle court vers la maison, les yeux pleins de larmes. Elle va prendre sa voiture pour s’en aller. Cécile la rencontre mais ne peut pas l’arrêter. « Attends Anne », crie Cécile, « on a besoin de vous ». « Vous n’avez besoin de personne », c’est la réponse lapidaire d’Anne.

Elle prend sa voiture et s’en va à toute vitesse. La nuit tombée, père et fille sont ensemble, tête à tête. Le téléphone sonne. Il y a eu en accident. Une voiture est sortie de la route. Au volant il y avait une femme. Elle est morte.

Les deux restent inconsolables. Cécile se reproche, se sent coupable. Mais petit à petit ils tournent à leur vie mondaine. Mais ils n’oublieront jamais cette femme extraordinaire. Et à cause de sa mort ils ont découvert un sentiment qui était inconnu pour eux : la tristesse.

Manuel de Français

Correspondance avec Christian Grenier (première partie)

Correspondance avec Christian Grenier

Tous les artistes mais spécialement la trilogie des chanteurs, comédiens de cinéma ou de théâtre et écrivains ont attiré sur les consommateurs de leur production une fascination qui parfois va plus loin de l’admiration pour l’œuvre et devient l’admiration pour l’homme, pour la femme pour le créateur, pour la créatrice. Traditionnellement ils ont reçu pas mal de lettres des admirateurs qui attendaient la faveur d’être répondus. Cela pouvait arriver ou pouvait ne pas arriver.

Les temps changent, des nouvelles technologies deviennent presque domestiques et par cexemple quelconque a la tentation de mener un blog, même les créateurs qui ont d’autres fenêtres d’exposition.

Alors, maintenant un écrivain publie un article dans son cahier cybernétique et pour donner un air  plus dynamique il accepte qu’on y affiche des commentaires. Si le commentaire est respectueux, normalement il se publie et c’est très habituel que l’écrivain par courtoisie répond à son tour aux auteurs, soit d’une façon individuelle, soit d’une façon collective si plusieurs lecteurs ont opiné à propos du même article. Tout ce va et vient se montre d’une façon publique car tout le monde  en a accès. On pourrait dire qu’il s’agît d’une sorte de correspondance plus o moins privé mais avec des témoins.

Malgré cette facilitée  de s’adresser aux créateurs, d’habitude il ne se produit point une avalanche de correspondance, parce que avoir la patience de rédiger un texte le plus correcte possible suppose un effort, dédier quelques minutes et à la fin j’en déduis qu’écrire à un écrivain donne une certaine peur scénique.  Moi j’ai osé même de m’adresser à Mr. Grenier dans une langue qui n’est pas la mienne, maternelle, mais je voudrais l’adopter quand j’aurai de droit. Maintenant j’essaie de ne pas la déchirer avec mes proses qui sentent encore l’espagnol.

Mais qui est ce Christian Grenier ?  Pour la plus part de mes compatriotes et pour quelques français distraits, je donnerai quelques touches de pinceau (sa biographie est dans son site web) :

Écrivain français à la langue française, Paris 1945 … Ses parents étaient comédiens, alors dans ses débuts de vie il a été entouré par le monde du théâtre.  Aux années 60-70 les progrès de la conquête de l’espace lui mènent à découvrir l’astronomie et puis la littérature de science fiction. Professeur à un collège parisien des 1970. En 1972 avec son troisième roman (La Machination), obtient-il  un prix qui est le coup de pistolet d’issue de sa carrière littéraire. Pendant des années partage-t-il l’enseignement avec l’activité littéraire, soit comme écrivain soit en exerçant des métiers   divers chez des éditeurs.

À Paris il écrivait dans un placard et maintenant  depuis 1990 Mr. Grenier écrit dans un grenier dans sa maison au Périgord. Il a abandonné non sans nostalgie définitivement l’enseignement pour se dédier en exclusivité à la littérature. Il a cultivé surtout la Science-fiction, et le roman policier. Parmi ces derniers L’ordinateur (1997) a obtenu un grand succès. Récemment vient-il de publier son livre le plus personnel : L’amour Pirate, un livre autobiographique de ses années d’adolescence.

Moi j’ai eu la chance de sa découverte par un pur hasard lorsque je cherchais sur l’internet des renseignements sur Simenon. Une note de lecture (que je n’ai l’habitude de lire, sauf quand  j’ai déjà lu le livre) sur l’un des Maigret de Simenon, m’a mérité la considération que si un écrivain montre son admiration pour Simenon, c’est la constatation de que son œuvre n’est pas de la sous-littérature mais de la littérature avec majuscules comme j’ai toujours proclamé.

Maintenant je vais montrer non sans pudeur ma correspondance avec Mr. Grenier.

A bas la Culture

Le titre de cet article ne m’appartient pas. Un certain Christian Grenier, écrivain (Auteur de jeunesse selon lui) a publié dans son propre blog un article intitulé ainsi.

Dans le même, il se plaignait que sous le prétexte de ne pas pénaliser les candidats issus de milieux modestes, dans certaines grandes écoles on a supprimé la preuve de culture générale. Mais pour les étrangers sollicitant la nationalité française on leurs demande pour l’origine de la bastille ou les fleuves et montagnes de France. Et comme preuve que la culture a changé il disait que dans les jeux  à la Télé, si vous ne savez qui était Whitney Houston vous passez pour un plouc (*)

(*) Un plouc, c’est l’équivalent espagnol de : « paleto ».

Immédiatement je lui envoyais ma réponse. Là voilà :

Mr. Grenier:
C’est par un pur hasard que j’ai appris votre nom et votre blog. Le coupable : Georges Simenon et son Maigret.
En Espagne ça se produit d’une façon pareille. Sauf que n’ayant le préjugé de la nationalité on considère la Houston comme un vrai personnage de culture, même dans les programmes-concours les plus sérieux de la télé. Le pire c’est que les noms qui occupent des tas d’heures de programmation sont des gens qui ne sont rien du tout. Si une quelconque starlette a un amant et cet amant accepte raconter des intimités plus au moins sordides dans une programme à la mode, devient immédiatement en célébrité. C’est l’homme du moment. Ses maîtresses deviennent-elles aussi en célébrités. À la fin on perd la piste. Qu’est ce qu’a fait celle-ci ou ceci pour occuper l’écran de nos télés ?
À l’école après la transition déjà lointaine de la dictature en démocratie, l’état central a délégué des tas des compétences aux autonomies régionales. Même en matière d’éducation. Les autonomies ont priorisé la connaissance de la géographie et l’histoire locale ou régionale contre l’histoire et la géographie générale de toute l’Espagne. C’est bon et éducatif connaître son territoire et ses ancêtres les plus proches. Mais on a produit une génération ou deux d’espagnols qui ne savaient où placer les principales villes de son pays.
Ce n’est pas une consolation mais un refrain de chez nous dit : « En cualquier lugar cuecen habas ». La traduction littérale c’est : n’importe pas où, on cuit des fèves. C’est partout pareil, crois-je que c’est l’équivalent.
Manuel de Français, le 26 Mars 2012

Et sa réponse :

– et à vous, msalvateur, pour ce clin d’oeil venu d’Espagne où, semble-t-il, la situation n’est pas meilleure qu’en France !

C’est déjà une ( petite) consolation de savoir que nous sommes quelques uns (et qui sait, un grand nombre ! ) à déplorer cet état de fait !

La suite dans un prochain tour.

Manuel de Français

A Propósito de los Premios Literarios

            El veterano, pero no viejo, escritor y Académico Javier Marías Franco ha sido distinguido con el Premio Nacional de Narrativa 2012 por su novela Los Enamoramientos. Circunstancia que le ha permitido rechazarlo. Aceptarlo “me parecería una sinvergonzonería”, ha declarado. Un rechazo anunciado a decir de la mayoría de los columnistas, periodistas, y opinadores en general. El premio lo concede el Ministerio de Educación, Cultura y Deporte y está dotado con 20.000 Euros. Con la renuncia este sexagenario que aún conserva su cara de niño guapo, de mirada soñadora y picarona ha conseguido protagonizar todas las páginas culturales sacándolas con ello de un cierto tedio. Bravo por el gesto.

            Más allá de la anécdota parece un ejercicio de coherencia; si lo había anunciado, lo ha cumplido, pero veamos:

            Que no acepte ni vaya a aceptar premios institucionales argumentando que su padre que los habría merecido y fue muy longevo, jamás recibió ninguno, suena a argumento íntimo, acaso vanidoso pero respetable faltaría más, aunque no se comparta.

            Que no los vaya a aceptar ya que otros contemporáneos de méritos sobrados como Arturo Pérez Reverte y Eduardo Mendoza entre otros, no los hayan recibido, suena a solidario y si se me permite, ligeramente corporativista.

            Que argumente que no lo habría recibido tampoco  con el gobierno anterior ni recibirá en un futuro con otro gobierno cualesquiera sea su color, merece la misma consideración que el soldado de reemplazo que tras haber cumplido  con su servicio militar recibe su libreta de licencia con un Valor: se le supone.

            En cualquier caso renunciar a la golosa recompensa por no faltar a la palabra dada, hoy más que nunca suscita nuestra admiración.

            Esta gesta ha sido ensalzada por casi todos los columnistas y es esa unanimidad la que me ha chirriado ligeramente. ¿Ninguna voz discordante? ¿Nadie se ha atrevido a decir?: Pues me parece una solemne tontería, porque habrá a quien se lo haya parecido. Hay quién ha ido más allá, escribiendo que la cuantía económica de los premios literarios no debiera de existir, que habría que contentarse con la gloria de la mención.

 FLEXO-WEB           Pues ya me dirán ustedes, con lo perro flaco que es la literatura en nuestro país y en otros para que por añadidura lluevan pulgas.

            Se ha casi enquistado en la sociedad la idea de que toda producción artística o intelectual ha de ser gratuita. Quizás no se razona pero a la práctica es que el creador no debe recibir nada por su trabajo. No queremos entrar ahora en el amplio barbecho de la piratería; no es el horizonte de este artículo.

Un autor consagrado y vivo también tiene sus necesidades materiales y lógicamente aspira a vivir de su obra. Y algunos, aunque deduzco que pocos lo consiguen con holgura, pero otros no. ¿Y porque un autor consagrado no puede recibir un premio en metálico concedido por un jurado?

Conforme mas bajamos en el escalafón peor es la situación. ¿Qué opciones tiene un autor novel siquiera para llegar a un editor? En este mundo perverso al revés observo como hay editoriales que como “gran promoción”, ofrecen a autores noveles publicarles gratis. Que perversión encierra la palabra. Otras ofrecen además por un módico precio corregir los manuscritos de los autores. Comprendo que el recorrido para llegar a un editor sea tortuoso y lleno de trampas, que si con agente o sin él, pero una vez llegado como siempre ha sido, el editor debe creer en su autor e invertir su dinero y el autor su ingenio.

Por eso para el autor novel, el Premio Literario es una opción y es muy sano que proliferen, que los convoquen todo tipo de sociedades, que los doten económicamente lo mejor que puedan, pues estas practicas redundan en valorar la producción literaria y es una publicidad de calidad y de prestigio par la sociedad convocante.

En plena era cibernética, las bitácoras, cuadernos o blogs, como se les prefiera llamar, cumplen la misma función que las casas de permisión donde hay mucha concentración de hombres. Sirven para desfogarse, para que el individuo pensante y escribiente pueda autoeditarse y acudir en sucesivas entregas a su cita con supuestos lectores al otro lado de la red. Sirve como un entrenamiento, para saber si se puede soportar la tensión de tener que entregar una columna en un periódico de pago con la periodicidad que uno haya elegido. Pero aquí hemos entrado en el terreno de la velocidad, del clic rápido. El redactor de bitácoras puede tener una idea de las visitas que ha recibido, este es el eufemismo con el que el medio designa a las opciones de lectura, pero en verdad no se sabe si realmente te han leído.

Conclusión. El premio Literario es una de las pocas opciones que tiene el autor novel y si alguna vez se gana uno y por añadidura esta dotado económicamente podemos decir que por una vez el creador ha salido de la gratuidad y ha cobrado por su trabajo. Igual que un fontanero, al que nadie le discute que perciba sus haberes por el trabajo realizado.

Manuel de Français

Le Mauvais sujet repenti. À propos de l’Exposition de Paco Roca et la Francophonie.

Le Mauvais sujet repenti. À propos de l’Exposition de Paco Roca et la Francophonie.

 

À Valencia en Espagne baignée pauvrement par le Turia, (ne confondre pas avec Valence qui se laisse baigner abondamment par le Rhône), au Musée Valencien de l’Illustration et du Modernisme, le MUVIM, une exposition initié en septembre 2012 qui grace à son succès se prolongera jusqu’à décembre 2012. Une exposition d’un homme qui à peine dépasse la quarantaine ; un dessinateur à la bande dessinée, illustrateur espagnol et valencien. Le titre de l’exposition : Paco Roca dibuixant ambulant. C’est du valencien, en espagnol : dibujante ambulante, en français dessinateur ambulant.

Voilà les trois langues de l’exposition. Un étonnement délicieux pour les francophones amateurs de Valencia ; on n’a pas utilisé l’anglais, mais le français. C’est un tribute juste car il a assez publié en France.  Les représentants de la francophonie officielle locale, à savoir : le Lycée Français, l’Institut Français et le Département de Français de l’École de Langues, ne se sont pas fait l’écho de l’évènement ni ont débouché des bouteilles de Champagne pour le fêter.

L’exposition absolument délicieuse ; elle semble dessinée par le propre honoré. Comme s’il s’agissait d’une bande dessinée fait un parcours minutieux de toute sa carrière professionnelle. Faite en ton aimable les misères deviennent anecdote, les triomphes conséquences  du travail quotidien mais á l’ajoute du condiment-chance. Les procédés de travail y sont inclus, les réflexions, les voyages, la recherche, les hasards de la vie.

Ce n’est pas notre intention dévoiler le contenu de l’exposition mais trois choses on souligne comme curiosités détachables : la première un cheque original de la Marvel avec un dessin imprimé de Spiderman non touché, une facture détaillée : 12 pages plein couleur pour un magazine à 17 Euros la page ; voilà quelle fortune ! Et la troisième ce n’est pas une curiosité mais il ya des couvertures de ses débuts comme illustrateur érotique.

Précisément ces débuts comme dessinateur érotique d’abord au magazine Kiss Comix  et après au mythique El Vibora si peu représentés à l’exposition comme si elles étaient recouvertes
d’un vernis de honte, bien méritent une réflexion spéciale. À cette époque il s’agissait de dessiner des beautés aux seins XXL et aux cons super-humides. Mais les couvertures des magazines étaient d’un réalisme charmant. On prétend qu’un fan lui serra la main en lui déclarant : Comme je me suis masturbé avec tes dessins. Et cet incident banal acheva par malheur le dessin des beautés.

On peut comprendre la sensation quasi physique au moment du serrage de main en lui faisant la confession. C’est comme quand on sort de la toilette d’un restaurant, on s’a lavé les mains mais pas tout a fait séchés, une connaissance nous rencontre et nous serre la main. C’est de l’eau nette on se voit obligé à manifester. Mais la sensation…

Malgré ces considérations antérieures ils me sont venus à l’esprit les vers de la chanson de Brassens qui donne titre a cet article ; Comme je n’étais qu’un salaud / n’m fis honnête. La confession du fan à vrai dire est le plus grand hommage qu’un peut rendre à un auteur. À la fin quel est le but, le plus poursuivi par les auteurs ? C’est celui d’émotionner, d’émouvoir. Et ma foi  qu’il en a réussie.

Après vinrent les albums propres et sérieux : El Juego Lúgubre 2001, Les Fils de l’Alhambra 2003, Le Phare 2004, Rides 2007 en France et 2008 en Espagne « Arrugas ».En 2008 on lui concède en Espagne El Premio Nacional del Cómic (Le Prix National de la Bande Dessinée).Depuis 2010 et pendant un an et demie, il publie au journal Las Provincias une page hebdomadaire Mémoires d’un homme en pyjama. Le même an El Invierno del Dibujante, « l’Hiver du Dessinateur ». En 2011 apparaît le Film Arrugas « Rides », une adaptation cinématographique de l’album homonyme et en 2012, le film reçoit deux Prix Goya de l’Académie de la Cinématographie Espagnole.

Maintenant il n’est plus le dessinateur à quatre sous la page, il est devenu l’homme à la mode. Les Universités du monde entier lui réclament des conférences, des ateliers. Voilà la récompense de devenir honnête.

Mes prières se dirigent au Dieu des Dessinateurs pour qu’il lui concède un alias pour ne salir pas son nom et cet Alter Ego lui permettra de continuer à dessiner des beautés.

Manuel de Français

 

La Rentrée

La Rentrée

Quand arrive septembre soit au début, soit au milieu, soit à la fin se produisent la plupart des rentrées.  Jusqu’ici rien de nouveau ne vous apprenne cet humble être écrivassier. Il ya bien sure d’autres rentrées : en octobre, même en août ; il ya des gens qui prennent leurs vacances en juillet, savez-vous ?

Établie la grande rentrée en septembre où traditionnellement les enfants rentrent à l’école, les jeunes au lycée et a l’université. Les adultes parmi lesquelles aussi des jeunes au travail.

L’on dirait que sauf au monde du travail, les rentrées  sont une affaire des jeunes.

Mais aimables lecteurs, il n’ya plus de travail ! Quoi faire ? Les employés, les professionnels, les licenciés, les fonctionnaires intérimaires ont / avons envahi tous les espaces enseignants. Surtout l’apprentissage des langues. L’anglais continue à être le roi mais l’allemand maintenant c’est le kaiser. Paraît-il qu’on à découvert un nouveau « El Dorado » en Allemagne.

C’est bon le recyclage, c’est bon l’apprentissage permanent. Mais ce serait formidable comme une façon de bien-être, pour se cultiver, pour s’amuser, pour approfondir dans certains sujets, comme une recherche du temps perdu d’une lointaine jeunesse, comme une grandeur de l’esprit.

Mais certainement  pas comme un essaie de survivance ! L’adulte bien instruit devient un boursier à perpétuité, à toujours jamais !

La compétition ne cesse jamais. Si on a des enfants, bons étudiants on doit même leur montrer une certaine dignité. Est-ce qu’on entre en compétition avec eux ? Ses premiers jours de classe, ses professeurs, ses copains, ses matières, ne perdent pas un peu de force face à notre propre rentrée ?

Mes enfants, vous n’êtes plus les vedettes. Demain papa a sa rentrée. Demain papa ou maman commencent une nouvelle année scolaire. Bonne rentrée.

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Manuel de Français

Tal es la Inspiración! Vuelta 2012. Santander-Fuente Dé Miércoles 05/09/2011

Tal es la Inspiración! Vuelta 2012. Santander-Fuente Dé Miércoles 05/09/2011

CICLISTAS-WEBGigante voz que el caos
ordena en el cerebro,
y entre las sombras hace
la luz aparecer;                               

Gustavo Adolfo Bécquer. Rimas y Leyendas

Así debió ser. Nuestro caballero, entre el caos vio la luz aparecer. Numerosos corceles con sus jinetes abandonaban la disciplina del grupo formando uno delantero que ya contaba con 26 unidades. Entre ellos tres de sus acólitos y un infiltrado de un ejército rival pero amigo.

CONTADOR-1-WEBAscendiendo una cota de segunda categoría, el Collado de la Hoz escuchó la voz, de un diablillo contó después. Y así lo hizo. Faltaban cincuenta kilómetros. ¿Adónde va este loco? –pensaron sus rivales. Con la locura que a menudo es pareja de la genialidad pues solo el genio concibe lo que nadie puede prever. Atacó. En la cima aventajaba en dieciséis segundos a sus dos más directos rivales: los generales Joaquín “Purito” Rodríguez y d. Alejandro Valverde.

Pero antes sin duda había interpretado los versos de la canción de Nicola Di Bari “El último romántico, sé que soy el último romántico/……/sabe ver y comprende, por la expresión de tu rostro/…” Algo vería también en el rostro del primero, quizás un atisbo de fatiga. Al final del descenso la diferencia es casi de un minuto.

“Full gas, full gas” había ordenado casi en clave a los suyos que le precedían. Se integra en el grupo delantero del que tiran sus lugartenientes y la distancia se incrementa; la locura comienza a tener consistencia. Pero necesita más. Sus galgos ya no pueden imprimir mas ritmo y se escapa con el caballero Tiralongo, siciliano, hombre de honor que le debía el favor de haberle permitido una victoria de etapa cuando juntos militaban en otro ejército. Se produce una armonía en el relevo de los dos hombres.

Mientras tanto por detrás el general herido que le había rematado en todas las batallas anteriores, explota a su único galgo corredor que va perdiendo fuelle conforme las millas se suceden; el resto como invitados de piedra a su rueda. En esta lucha desigual nuestro caballero junto con el siciliano sigue abriendo hueco. Pero no por mucho tiempo. Entiende que este compañero ya no puede aportar más a la fuga y decide irse en solitario.

Aquí el poema comienza a ser épico, el héroe en solitario fundido con el paisaje avanza hacia la meta. Solo con su montura  empujado con la rabia que todavía consigue suplir algún átomo de fuerza que va perdiéndose por el camino. La ventaja es casi de dos minutos.

3-RODRIGUEZ-WEBSe dice que a perro flaco todo son pulgas; así el caballero Valverde ataca a d. Joaquín y se le descuelga sin grandes dificultades. Este parece el golpe de gracia:

Un manotazo duro, un golpe helado,
un hachazo invisible y homicida,
un empujón brutal te ha derribado,                 Miguel Hernández. Elegía

2-VALVERDE-WEBD. Alejandro el murciano encuentra a dos de los suyos que ya le esperaban y organizan la persecución de nuestro héroe el de Pinto que habíamos dejado en solitario acercándose a los colosos montañosos de piedra gris de los Picos de Europa. Sin embargo el puerto que falta por coronar es tendido pero la fatiga comienza a hacer mella. Su cabeza sin embargo infatigable sigue ordenando a sus fatigadas piernas. Por detrás el murciano con sus hombres recortan distancia con la frescura que les da su superioridad numérica y la opción de relevarse. Conforme se acercan al de adelante se alejan del de atrás. El “Purito” está  perdiendo incluso el segundo puesto con el castigo añadido de llevar a su rueda a un hombre de nuestro héroe.

A falta de tres kilómetros, el murciano que ahora viaja en compañía de otros adelantados ya vislumbran al llanero solitario. Los segundos caen “como al pasto el rocío” (1) ya solo son treinta, veinte, quince en los últimos mil metros.

D. Alberto Contador, el madrileño de Pinto sin duda descendiente de aquellos míticos argonautas o del mismísimo Jasón, percibe el aliento de las bestias que ahora se vigilan y tienen un momento de duda, a su paso bajo la pancarta del premio de montaña, quinientos metros a meta; el aliento se torna en fuego que le quema la nuca, aprieta los dientes y acomete el último repecho. Ya ve la línea de meta, pero también la ven la horda que le sigue pero ya la distancia parece suficiente.

Aunque no gane la etapa, la gesta está hecha, pero una hazaña así hay que rubricarla con una victoria para ascender y codearse en el Olimpo de los ciclistas donde Zeus es Merckx, Poseidón es Hinault, también de Fausto Copi, de Luis Ocaña, quizás de Indurain.

Y llega la línea de meta y la pisa el primero, levantando los brazos, olvidando los rituales del disparo al aire y emitiendo un rugido que se filtra en la roca gris del circo de Fuente Dé a los pies de su majestad el Naranjo de Bulnes, la montaña de Cesar Pérez de Tudela en el paraje de Liébana.

Es la rabia contenida de los dos últimos años, de la vergonzosa sanción que sin pruebas le fue impuesta, de la perversión de haberle permitido seguir compitiendo para después expropiarle los triunfos tan dolorosamente conseguidos, de las dudas que comenzaban a pesar sobre el por no haber podido en los colosos montañosos de etapas precedentes descolgarse de Purito Rodríguez, estupendo ciclista y mejor persona que además gracias a su punta de velocidad en los últimos cien metros le pasaba por encima.

Esta gesta, que nos devuelve el espíritu del ciclismo antiguo asume totalmente el concepto de “La Épica del ciclismo” pues se fundamenta en la maravillosa locura del inconformismo, en la reincidencia de atacar una y otra vez; y cuando todo lo posible y lo previsible está probado, esa gigante voz que el caos ordena en el cerebro, propone y ordena lo imprevisible, lo que parece imposible.

Esta gesta, epopeya del ciclismo pone en evidencia a los “licenciados  del Tas” (Tribunal de Arbitraje Deportivo) jaleados por la U.C.I (Unión Ciclista Internacional) que se atrevieron a imponer recurso ante la resolución exculpatoria de la Real Federación Española de Ciclismo. ¿Qué intereses les movía a ello? Esa sería la pregunta.

El caballero Valverde llegó a seis segundos del ganador y D. Joaquín entregó dos minutos treinta y ocho segundos. Pero no se hundió.

4-FROOME-WEBLos tres españoles nos recuerdan a la armada invencible frente al corsario inglés. El inglés, keniata de origen se llama Christopher Froome  y tras la etapa queda cuarto a más de nueve minutos. Pero se ha batido con honor.

Termino esta crónica tres días después de la gesta, cuando se ha concluido la temible y penúltima etapa con final en “La Bola del Mundo”. De nuevo ha habido batalla, Rodríguez ha sacado un poco de Tiempo a Valverde y a Contador; Valverde un poco menos a Contador, Contador ha sufrido pero todos han mantenido el puesto que tenían.

Mañana salvo imprevisto, accidente o desgracia llegaran a Madrid y subirán al podio en este orden: primero Contador, segundo Valverde, tercero Rodríguez.

Muchas gracias por el espectáculo que nos habéis brindado.

(1) frag.  Pablo Neruda. Veinte poemas de amor y uns canción desesperada.

Manuel de Français

CICLISTAS-WEB