El caso Contador o la persecución de un campeón

El caso Contador o la persecución de un campeón

Este artículo lo escribí el 18/02/2012, poco después de conocerse la sentencia y lo publique en un foro reducidísimo de francófonos. Posteriormente inauguramos nuestro cuaderno con este mismo artículo el 25/04/2012. Ha suscitado un ligero interés entre un público no francófono y además el caso vuelve a recobrar cierta actualidad pues recientemente ha sido tratado en cierta Radio y en una publicación en soporte papel de una forma partidista. El vocablo partidista debe entenderse como toma de partido por razones incomprensibles en contra del corredor. Por ello creemos útil traducirlo al español. Sin más preámbulos lo adjuntamos a continuación.

CONTADOR-1-WEBQuerría expresar mi indignación por la persecución que sufre, que ha sufrido y que con certeza sufrirá el mejor ciclista del mundo Alberto Contador. En el transcurso del Tour de 2010, concretamente el 21 de julio tras un análisis ordinario se le detecta una sustancia, el clembuterol , una sustancia considerada como dopante.

Sobre esta sospecha se basó la acusación. Pero demonios, la cantidad detectada fue tan irrisoria “50 pico-gramos” (*) que en cualquier otro foro se habría terminado por archivar el asunto. Pero se trata de un gran campeón español así que hay que investigar; nunca se sabe con esta gente al sur de los Pirineos. Pero no se inquieten, no vamos a seguir por ese camino de apelar al sentimiento patriótico.

Seamos rigurosos como las gentes del norte. La Real Federación Española de Ciclismo le declaró inocente. La Unión de Ciclismo Internacional (U.C.I.) interpuso recurso ante el Tribunal de Arbitraje deportivo (TAS). La defensa de Contador argumentó la ingesta de una carne contaminada de aquella sustancia. Finalmente tras un año y medio de proceso, tribunal condenó al corredor con la más grande condena posible: Dos años de suspensión con carácter retroactivo. Consecuencias: Se le expropia el Tour tan dolorosamente ganado, el Giro de Italia ganado en 2011 y otras carreras. Este año no podrá correr ni Giro ni Tour ni en los Juegos Olímpicos. Y como propina: una multa por qué no de 2.500.000 Euros. ¿Se han dado cuenta esos sabios magistrados que se trata de un ciclista, no de un futbolista para exigirle esta suma tan fabulosa de dinero?

Pero vayamos a la sentencia. Esta no acepta la tesis de la defensa pero descarta la tesis de una transfusión ilícita “punto 447” (**) y proclama como más probable que el clembuterol provenga de un suplemento alimentario. Pero literalmente se constata que la condena no significa que el tribunal esté convencido “punto 487” (**). La sentencia sostiene literalmente también que si otros corredores lo han hecho, bien pupo haberlo hecho Contador. Este argumento es absolutamente grotesco. Igualmente es surrealista el “punto 496” (**) que afirma que no se reduce el periodo de suspensión de dos años porque se ignora las circunstancias que rodearon la ingestión del suplemento alimentario. ¡Soberbio!

Según esta disertación la conclusión que se deduce es la siguiente:

Una sustancia prohibida ha aparecido. ¿Cómo? No se sabe. ¿En qué proporción? Eso no tiene ninguna importancia. Nosotros, no tenemos nada que demostrar. Le toca a usted, joven vicioso demostrar por qué esta sustancia ha aparecido. Como en la época medieval. Nosotros estamos aquí para preservar la pureza.

Mientras esta condena grotesca acaba de producirse, otro corredor sobresaliente del sur (español) ha terminado su castigo de dos años. Se trata de Alejandro Valverde. Contra este muchacho de Murcia, ningún análisis ha demostrado nada nunca jamás. Su única falta fue que su nombre apareciera en la lista de un medico tramposo condenado por dopaje.

Sería bonito que Valverde, en ausencia de Contador gane el Tour 2012. Yo apuesto por él.

(*) Un pico-gramo es la billonésima parte de un gramo.

(**) Todas las referencias de la sentencia están tomadas de un fantástico artículo de opinión publicado por Las Provincias el 15/02/2012, firmado por Manuel Gómez Tomillo, profesor titular de Derecho Penal y coautor de la monografía “Derecho Administrativo Sancionador”

Manuel de Français

Maigret à table. 0 Le personnage

Maigret à table. 0 Le personnage

Maigret-250-webNi gourmand ni tout à fait gourmet, plus buveur que mangeur, le commissaire Maigret aime raisonnablement les petits plaisirs de la table.  Souvent au milieu d’une enquête il lui arrive de manger d’une façon distraite, sans se rendre compte de ce qu’il mange. Cela ne lui arriverait jamais à un vrai gourmet. Il mange ou il boit, un lecteur non habitué dirait que d’une  façon capricieuse, parce que parfois lui arrive de boire ou manger par imitation. Mais pas à cause de snobisme. Quand au parcours d’une enquête, ses pas lui mènent dans un certain milieu, il expérimente le besoin d’imiter les petits rituels des gens qu’y sont attrapés. Bien qu’il préfère la bière, si à son coté un paroissien commande un petit vin blanc, lui aussi en commandera un autre. S’il entre dans un bistrot pour surveiller une fille  et elle commande un plat de pâte, il criera : Garçon la même chose pour moi. C’est sa façon de comprendre, parce que dans une enquête il est toujours question de comprendre. Suivant leurs rituels in espère entrer dans leur ambiance. Très souvent une planque ne se produit pas dans un coin obscur et froid dans la rue, mais au zinc d’une taverne ingurgitant verre sur verre  ou bien mangeant une salade aromatisée a l’ail, tandis qu’à travers la vitre il surveille les entrées et issues d’un immeuble. Seulement comme fumeur, reste-t- invariable. Il refuse les cigarettes américaines, les cigares plus raffinés. Seulement la pipe ; il en a plusieurs: dans son bureau, chez soi, parfois dans sa poche revolver faute d’en porter un. C’est très extraordinaire qu’il porte un revolver. Maigret ne conduis pas, il n’a même pas son permis de conduire, mais il se laisse conduire dans les voitures de la police par ses inspecteurs, ou para madame Maigret qui dans ses ans mûrs obtient son permis et  le couple se permet une petite voiture pour les vacances. Maigret se sert souvent des taxis, même ordonne ses inspecteurs de « sauter dans un taxi » et lui attendre place X.., puis in lui arrive de leurs dire prête moi ton taxi et….. L’autobus le prend il très souvent pour se rendre chez lui, mais le métro paraît-il que ne lui attire pas. Le train aussi, il voyage de tant en tant pour aller au Midi dont il se surprend toujours de voir les gens  en tenue de sport une raquette à la main, les femmes aux robes fleuries et des mimosas partout.

Simenon-135-2--WEBLa plupart des romans se développent à Paris, mais aussi dans d’autres endroits de la France : dans le Midi comme j’ai dit, en Bretagne, même dans les frontières avec les Pays Bas, la Belgique….. Il lui arrive aussi de prendre un avion à l’ancien aéroport de le Bourget pour se rendre en Angleterre out il a des collèges à lui très appréciés. Quelques uns se déroulent aux États-Unis. Pour une première lecture je conseille toujours commencer par un qui se développe à Paris.

Mais Comme est le personnage? Jules Maigret est né en province. Commence ses études en médicine mais à la mort de son père sans avoir achevé le premier cours doit abandonner pour gagner sa vie. Un ami de son père lui offre entrer dans la police. Le jeune provincial devient parisien. La première enquête de Maigret n’est pas le premier roman mais à ma connaissance le seul qui est situé dans ses ans de jeunesse. Devenu commissaire il s’agit d’un homme grand à la charpente forte, souvent maussade et à l’air grognon. Dans le premier Maigret « Pietr le Letton » on peut lire : » Lui, restait là, énorme, avec ses épaules impressionnantes qui dessinaient une grande ombre. On le bousculait et il n’oscillait pas plus qu’un mur. » Et dans un autre paragraphe : « Il ne portait ni moustaches, ni souliers à fortes semelles. Ses vêtements étaient de laine assez fine, de bonne coupe. Enfin il se rasait chaque matin et ses mains étaient soignées. Mais la charpente était plébéienne. »

Pas mal de renseignements pourrais-je ajouter du fameux personnage, mais le vrai plaisir est la découverte dans la lecture.

Manuel de Français, le 04 Mars 2012

Paco Ibañez

Paco Ibañez

PacoIbañezGuitarra-pequeno-À cause de certains indices, je craignais qu’il fût un peu abimé. Mais bien que son allure ne soit plus de jeunesse, il semblait être en pleine forme. Pendant trois heures il nous a amusés avec sa présence, sa voix, sa guitare et quelques extras. Il a fait un petit entracte, bien entendu.

Dans un petit théâtre si l’on considère une grande ville comme Barcelona, mais dans un grand théâtre si l’on considère un quartier populaire comme El Poble Nou.

À l’Aliança del Poble Nou, la salle complète environs 800 spectateurs. Quelques minutes après 9 heures du soir, obscurité dans la salle, obscurité sur la scène, soudain un cercle de lumière, et la voix en of, enregistrée de José Agustín Goytisolo, récit son propre poème « En Tiempos de Ignominia ». Applaudissements, et de l’obscurité émerge l’homme, vêtu de noir, les cheveux en désordre longs et argentés et sa sempiternelle guitare à la main.

En hommage aux amis disparus commença-t-il avec Coplas a la muerte de su padre  de Jorge Manrique. Inusuel mais valable. Après vinrent : Ya no hay Locos (il n’y a plus de fous) de León Felipe, Déjame en paz (Laisse moi en paix) de Luis de Góngora, Es amarga la verdad (La vérité est amer) de Francisco de Quevedo. Tous poèmes de grands poètes faits chanson par un chanteur plus proche de l’acception espagnole de « cantor » que « cantante », mais surtout un jongleur, le seul jongleur espagnole de notre âge.

Après El Pastorcico de s. Juan de la Cruz, Une poésie en arabe, une en galicien, une en basque, Me lo decía mi abuelito de J. A. Goytisolo. Si l’on inclue l’espagnole, sur la neuvième chanson, quatre sont les longues dont il a chanté, mais en suit.

Neuvième et dixième poème, de García Lorca,  Córdoba et La Canción del jinete (la chanson du cavalier), il se fit accompagner par un jeune guitariste, un certain Mario.

Ensuite grand romanticisme : Para mi corazón (pour mon cœur) de Pablo Neruda, il se fit accompagner cette fois d’un mûr guitariste argentine et après Amada (Aimée) de César Vallejo, l’argentin mûr reste, et s’incorpore un jeune mélange colombien-et je ne sais qui, qui joue une très petite guitare.

Entracte.

À nouveau l’homme seul avec sa guitare, dédié à des amis de Carcassonne  qui sont dans la salle, inaugure-t-il las deuxième parti avec L’orage de Brassens  en français, et La mauvaise réputation (la mala reputación), aussi de Brassens, mais cette fois en espagnole.

Como tú (comme toi) de León Felipe. On se rend compte surtout ceux qui l’ont suivi dès son mythique  récital à L’Olympia  de paris (1969) que dans ses ans d’argent il a changé légèrement sa façon de chanter. Au temps de jadis quand la chanson atteint son maximum, la voix s’élevait sans stridence, bien sur, mais il ya avait une certaine véhémence. Aujourd’hui, le moment arrivé la voix se rend plus base et surtout plus harmonieuse et c’est tout un spectacle quand le public chante avec lui aussi dan un ton calme.

Cependant tout ne seront pas de fleurs : il a un discours contre la droite et contre « l’american way of live » et pardonnez-moi, un peu vieux d’un jour.

Dix-huitième chanson si l’on comptabilise une sorte de bon anniversaire « antiyankee » vamos a la romería de Garcia Lorca, après : Te recuerdo como eras …. de Pablo Neruda, Romance del conde Niño (anonyme ?) Érase una vez (I était une fois) de J.A. Goytisolo. De J.A. Goytisolo aussi,  sans doute sa grande chanson Palabras Para Julia, Me queda la Palabra de Blas de Otero.

L’homme seul à la chemise noire, pantalon noir, aux cheveux argentés en grand désordre, un pied sur le parquet, l’autre appuyé sur une chaise sa guitare appuyée sur son genou et caressée de ses deux mains fatigué et radieux à la fois nous présente sa dernière création, il a musiqué un poème de Salvador Espriú, le public catalan ravi. Ils sont déjà six langues qu’il a employées.

Quand tout semblait fini, comme un magicien qui fait sortir un lapin d’un haut chapeau, fit sortir de l’ombre madame Marina Rosell. Elle vient de publier un disque de chansons de Moustaki traduites au catalan.

Tous les deux chantent Le métèque en catalan et ensuite une chansonnette en dialecte  de la Toscane. Marina Rosell, disparait et l’homme seul et son public comme une seule voix chantent tous ensembles : A galopar de Rafael Alberti.

Il était minuit, vive le vieux jongleur.

Pour finir la soirée ce chroniqueur qui vous écrit s’est attable avec ses accompagnants devant un « bacallà a la llauna amb mongetes » (Morue au four avec des haricots) arrosé avec une bouteille de cava catalan, évidemment.

Manuel de Français, le 12 Avril 2012.

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Maigret à table. 00 Semblance de l’auteur

Maigret à table

Simenon-250-webVoilà un prétexte pour parler de gastronomie et de littérature, je dirais même de gastronomie littéraire. Avant moi d’autres ont écrit sur les habitudes gastronomiques du commissaire Maigret. Même des livres a-t-on publiés. Cela n’est pas extraordinaire quand on apprend que Georges Simenon fut un auteur prolifique jusqu’à l’exténuation. C’est l’homme aux 400  romans, ses contes se comptent par milliers, ses articles par dizaines de milliers. Son personnage le plus connu sans doute est le commissaire Maigret dont il a écrit 72 romans et presque 30 nouvelles. Pour un auteur quiconque écrire 72 romans serait un chiffre presque impossible. Voyez donc la dimension de notre auteur. Retournant à Maigret, ses déjeuners, ses morceaux pris « a la pouce », sont un prétexte comme je disais au début pour parler de cuisine, de gastronomie, de nourriture. Mais principalement sur le point de vue de la langue ; des équivalences entre l’espagnol et le français. Cet aspect de la langue est l’un  des points faibles dans l’apprentissage des langues étrangères. Dans une langue si gastronome comme le français c’est presque impardonnable. Il faut penser que parfois notre plat préféré, cela n’existe  point dans un autre coin ni dedans de nos frontières. Les préparations non plus sont les mêmes ni l’ont ne les appelle pas de la même façon, des produits ne sont pas fréquents dans les deux pays. Malgré cet exposé précédant, deux pays dont la culture vitivinicole est si forte sont condamnés à se comprendre raisonnablement, parce que la maxime s’accomplit : « Un pays ayant des vignobles, fait du vin et quand il ya du vin on mange bien ».

C’est mon intention chaque semaine ou bien toutes les deux, analyser  un roman de Maigret sur le sujet de la gastronomie, mais d’abord et comme numéro 00, est d’obligeance faire un semblant de l’auteur,  la prochaine une approximation  au personnage, sa psychologie, son univers et la troisième on commencera à étriper le premier Maigret.

Maigret à table. 00 Semblance de l’auteur

Simenon-135-WEBGeorges Simenon naisse au principe de siècle dans une famille modeste à Liège (Belgique). Il passe là son enfance et adolescence. Très tôt abandonne-t-il ses études pour devenir journaliste àla Gazettede Liège. Fils de Désiré et d’Henriette, il est né sous le signe de l’ambiguïté le 12 ou 13 Février 1903, car sa mère, superstitieuse comme elle l’était bien put changer la date. À une période sa mère loue des chambres à des étudiants, parfois de l’Europe centrale ou de l’Est. C’est par cette influence qu’il commence à lire Dostoïevski, Gogol ou Chéjov malgré ses neuf ou dix ans. En 1914 éclate la première Guerre Mondiale et les étudiants sont substitués par des allemands. Parmi ce bouleversement perd-t-il sa virginité avec une fille de 15 ans. La diminution de la foi professé jusqu’à ce moment est parallèle à l’incrément  de l’importance qu’il concède à la sexualité.La Vierge Marie« écrit-il » fut substitué dans mon esprit par les femmes, par toutes-elles.

Son père malade, il abandonne ses études prétextant qu’il doit gagner sa vie. Sa mère prétend qu’il soit humilié dans une école qui lui rappelait  constamment sa condition d’élève bénéficiaire. Je dirais que ce sentiment s’installe dans son esprit à perpétuité et se projette parfois dans ses personnages. À cette époque aussi sa rébellion de jeunesse se dirige contre une mère, la sienne avaricieuse, larmoyante et mesquine. Par contre il idéalise la figure de son père : sa simplicité la modestie et surtout sa stabilité dans les émotions. Ce sentiment est aussi présent dans certains de ses personnages.  A seize ans il devient journaliste àla Gazettede Liège. Bien qu’il soit à la queue des journalistes de la maison, il touche déjà de l’argent ce que lui permet de se payer les plaisirs que lui étaient jusqu’au moment interdits. Le jour travaillait-il avec intensité mais le soir aussi avec intensité il s’abandonnait à l’alcool et aux filles de joie. Malgré cette vie dissolue on lui offre une colonne quotidienne « Hors du poulailler ». Il la signe comme Mr. Le Coq. La recherche d’un style personnelle lui mène rapidement a y insérer des petits contes, cette fois sous le pseudonyme  de Georges Sim. Son premier roman « Au Pont des Arches » sous le même pseudonyme apparaît en 1921, illustré par des jeunes peintres liégeois. Dans cette ambiance rencontre-t-il Régine Renchon, étudiante aux Beaux Arts ce que ne lui empêche pas de préparer son deuxième roman, écrire des contes et une nouveauté à l’époque, il  écrit des colonnes sur la police scientifique. La veille du debout de son service militaire, son père meurt. Pendant son service militaire, il continue à écrire et maintient sa collaboration avecLa Gazette. Maintenantsa prétention est de travailler au journal « Le Peuple » de Bruxelles. Un ami de la famille installé à Paris lui propose d’y aller. Il peut lui y offrir un travail. Mais d’abord doit-il achever son service militaire.

Le service achevé il épouse Régine et s’installe à Paris dans un minable logement. Mais dans le Paris des années 20 pour subsister il devient  écrivain de romans populaires et envahi de contes légers toutes les publications parisiennes. Attentif à tout ce que la vie lui offre, accepte devenir secrétaire d’un aristocrate, le marquis Raymond de Tracy. Il suit l’aristocrate dans ses châteaux. Cette cohabitation avec la noblesse  lui proportionne pas mal de sujets pour ses romains futurs. Malgré cet emploi de secrétaire il continue à écrire fiévreusement. Après cette période mène avec Régine une intensive vie nocturne ce que ne lui empêche non plus de continuer à écrire aussi fiévreusement que toujours.  Un exemple, en 1925 il écrit treize romans, vingt-et-cinq contes sérieux et deux-cent-cinquante contes érotiques. Cet été, le couple marche en vacances à Bénouville et reviennent avec une cuisinière de 18 ans, Henriette Liberge. Cette servante-maîtresse, lui accompagnera presque toute sa vie.

En 1930, Simenon rédige son premier Maigret, « Pietr le Letton ». Après apparurent soixante et onze plus. Et de centaines d’autres écrits.

Simenon, cet homme excessif en œuvres, en amants, en voyages, même en films adaptés de ses romans c’est éteint en 1989 à Lausanne (la Suisse).

Manuel de Français, le 26 Février 2012

Pour savoir plus, je recommande lire,  « Simenon. Écrire l’homme » ou bien la version en espagnol « Simenon Álbum de una vida » de Michel Lemoine

L’affaire Contador ou la persécution d’un champion

L’affaire Contador ou la persécution d’un champion

 

CONTADOR-1-WEBJe voudrais exprimer mon indignation pour la persécution que souffre, qu’a souffert et que certainement souffrira le meilleur cycliste du monde Alberto Contador. Au cours du Tour de 2010, concrètement le 21 juillet d’après une analyse ordinaire on lui détecte une substance, le clenbutérol qu’on trouve fréquemment   après avoir pratiqué une transfusion sanguine.

Sur ce soupçon s’est  basée  l’accusation.  Mais diable, la quantité détectée fut si dérisoire «50 pico-grammes » (*) que dans n’importe quel autre forum on aurait fini par archiver l’affaire. Mais il s’agit d’un grand champion, espagnol, alors il faut investiguer ; on ne sait jamais avec ces gens au sud des Pyrénées. Mais ne vous inquiétez pas, on ne va pas continuer par se chemin-là d’appeler au sentiment patriotique.

Soyons rigoureux  comme les gens du nord. La Federación Española de Ciclismo lui a déclaré innocent L’Union Cycliste International (UCI) a interjeté appel du jugement, La défense de Contador a argumenté l’ingestion d’une viande contaminée de celle substance. Finalement après un an et demi de processus  le tribunal a condamné le coureur avec la plus grande condamnation possible : Deux ans de suspension avec caractère rétroactif. Conséquences : On lui exproprie le Tour douloureusement gagné en 2010, Il Giro d’Italia gagné en 2011 et autres courses. Cette  année il ne pourra courir ni Giro, ni Tour ni Jeux Olympiques.  Et comme pourboire : une amende pourquoi pas de 2,500.000 Euros. L’ont envisagé eux, ces savants magistrats qu’il s’agit d’un cycliste, pas d’un footballeur, pour lui exiger cette somme si fabuleuse d’argent?

Mais allons à la sentence. Elle n’accepte pas l’argumentation de la défense, mais elle écarte la thèse d’une transfusion illicite « point 447 » (**) et proclame comme plus probable que le clenbutérol provient d’un supplément alimentaire. Mais littéralement  on constate que la condamnation ne signifie pas que le tribunal en soit persuadé « point 487 » (**). La sentence soutient littéralement aussi que si d’autres coureurs l’ont fait, bien put l’avoir fait Contador. Cet argument est absolument grotesque. Également est surréaliste le « point 493 » (**) qui affirme qu’on ne réduit pas la période de suspension de deux années parce qu’on ignore les circonstances qui ont entouré l’ingestion du supplément alimentaire. Superbe !

Selon toute cette dissertation la conclusion qu’on déduit est la suivante :

Une substance interdite est apparue. Comment ? On ne le sait pas. En quelle proportion ? Ca n’a aucune importance. Nous, l’accusation, nous n’avons rien à démontrer.  C’est à vous, jeune vicieux de démontrer pourquoi cette substance est elle apparue. Comme à l’époque médiévale. Nous sommes ici pour préserver la pureté.

Quand cette condamnation grotesque vient de se produire, un autre coureur superbe, du Midi (espagnol) vient d’achever sa punition de deux ans. Il s’agit d’Alejandro Valverde.

Contre ce garçon de Murcie, jamais aucune analyse n’a jamais éprouvé rien du tout. Sa seule faute fut que son nom apparut dans la liste d’un médecin trompeur condamné à cause de dopage.

Ce serait beau que Valverde, en absence de Contador gagne le Tour 2012. Je parie pour  lui.

(*) Un pico-gramme est la millésime part d’une millésime de gramme. En espagnol c’est plus facile : « La billonésima de un gramo »

(**) Toutes les références de la sentence sont prises d’un merveilleux article d’opinion publié au journal « Las Provincias » le 15.02.2012 et signé par Manuel Gomez Tomillo « professeur titulaire en Droit Pénal et coauteur de la Monographie Derecho Administrativo Sancionador »

Manuel de Français